Les Fatals Picards

Le chanteur des Fatals Picards sur scène lors d’un concert éclairé par un spot lumineux blanc.

Concert Aéronef 12 décembre 2025 C’est avec un grand plaisir que l’équipe de la LCA se rend à l’Aéronef ce soir. En effet, les Fatals Picards y jouent ce soir et viennent y fêter les 25 ans de carrière. Le public est également venu en nombre ce soir puisque la jauge des 2000 personnes a été atteinte ! D’ailleurs, avant d’entrer dans la salle, il n’est pas rare d’entendre des personnes qui ont leur ticket depuis quasi un an. C’est dire si le groupe est attendu… Ze Tracknard ouvre le concert Pas toujours facile d’ouvrir pour un concert aussi attendu et cette mission a été donnée à Ze Tracknard. Et on peut dire que le défi a été relevé haut la main. Ils ont pris le parti de partir sur les reprises de titres qui bougeaient tous et ont réussi alors à parfaitement chauffer la salle qui d’entrée aura ainsi pu bouger sur des titres aussi variés que Song 2 de Blur ou Take me out des Franz Ferdinand. Place aux Fatals Picards Il est désormais 21 heures et les Fatals Picards entrent en scène. Le choix de la setlist a été fait de poursuivre d’entrée sur la même lancée et on attaque le concert avec une belle série de titres qui entraînent directement le public (La sécurité de l’emploi, le retour à la Terre, la nouille à l’air, Française des jeux, Goldorak est mort, le combat ordinaire). N’empêche que malgré leurs 25 années de carrière, le groupe gère et physiquement, il n’y a rien à dire ! On reprend un peu notre respiration A la suite, on va tous pouvoir reprendre un peu notre respiration avec quelques morceaux un peu plus posés. Ces 25 ans de carrière nous permettent en tous cas un sérieux flashback sur leur discographie et on se rend alors vraiment compte de tout leur parcours et franchement la setlist est très festive et équilibrée. Et on se dit quand même quelle carrière ! En plus, peu de temps morts puisqu’entre chaque moment de transition entre les morceaux, Paul le comble avec quelques reprises parfois surprenantes comme Ainsi Soit je de Mylène Farmer. D’ailleurs à ce sujet, le groupe semble aimer les reprises puisqu’on peut en découvrir de nombreuses sur Youtube par exemple comme Banana Split en duo avec Lio ou le Baiser d’Indochine ! D’ailleurs à Lille, on aura eu droit à leur reprise de Partenaire Particulier sur un rappel que le public aura voulu bien plus longue. Mais avec 1heure 45 de concert, et toute l’énergie que le groupe a donnée ce soir, on comprend que Les punks au Liechtenstein sera bien le dernier morceau…. Le concert se termine On serait bien restés encore un peu nous aussi tellement le concert est passé vitre pour nous, mais on se dit qu’il faudra retourner les voir ! Ne serait ce que pour bouger tous ensemble et partager cette énergie communicative, ou découvrir les petites reprises de Paul au micro, écouter ses blagues sur le Nord, les entendre parler politique, et avoir le sourire aux lèvres comme tout le public présent ce soir. De plus, il est important de signaler que le groupe n’a pas demandé de validations pour les photos et nous a autorisé à prendre des photos tout le concert ! Chose très rare voire exceptionnelle aujourd’hui qu’on tenait à signaler…. Merci aux Fatals Picards pour ces 25 années passées ensemble ! On est prêt pour les 30/40 ou 50 ans qui arrivent… A très vite   Photos+ texte Tof Setlist Aéronef 1- LA SÉCURITÉ DE L’EMPLOI  2-LE RETOUR À LA TERRE  3-LA NOUILLE A L’AIR 4-FRANÇAISE DES JEUX  5-GOLDORAK EST MORT 6-LE COMBAT ORDINAIRE  7-MORFLÉ  8-MON PÈRE ÉTAIT TELLEMENT DE GAUCHE 9-CURE TOUJOURS 10-LES PLAYMOBILS COMPLOTISTES 11-BERNARD LAVILLIERS 12-SUCER DES CAILLOUX 13-A LA VIE, À L’ARMOR  14-ANGELA 15-PUNK À CHIEN 16-FILS DE P.   17-PARTENAIRE PARTICULIER 18-DANS UN CIEL DE 1ER MAI 19-PUNKS AU LIECHTENSTEIN

Ciel

Chanteuse tenant un micro sur scène, captée en noir et blanc sous un éclairage tamisé.

Concert Ciel Aéronef Lille 01/12/25 Il est toujours intéressant de découvrir de nouveaux groupes. A l’Aéronef, c’est en général au Club et c’est le cas ce soir là où nous avons eu l’occasion de réaliser l’interview de Ciel, un groupe anglais prometteur. Vous avez juste terminé votre concert à Aéronef. Quelles sont vos premières impressions après le concert ? Nous avons adoré. La salle est vraiment cool, nous avons beaucoup entendu parler de cette salle, mais nous n’étions jamais venus ici. C’est assurément l’un de mes concerts préférés de la tournée, je pense. C’est vraiment cool de terminer une tournée comme ça. Maintenant que la tournée est terminée, qu’avez-vous prévu de faire maintenant ? Déjà rester ici ce soir et dormir ! Demain, on rentre en Angleterre et on va se remettre à l’écriture plus tard. Là, on se repose quelques semaines. On a déjà beaucoup écrit assez récemment. Nous aimons toujours créer des choses quand nous ne sommes pas en tournée. J’ai vu dans votre biographie que vous venez de différents pays. Est-ce que cela vous a inspiré à écrire des chansons ? Oui, certainement. Avant d’arriver à Brighton, j’habitais dans une très petite ville hollandaise. C’est une ville assez conservatrice et il y avait là-bas une mentalité très différente comparé à Brighton. Ici, les gens sont très ouverts et amicaux. C’est en plus très créatif. Il est très facile de nouer des contacts et de pouvoir trouver des collaborations artistiques. Tim et moi nous sommes rencontrés grâce à la scène musicale de la ville. Cette ville est très inspirante niveau musical. Il y a des gens qui sont créatifs tout le temps. Si votre environnement est comme celui-ci, c’est facile de créer plus de choses. Tout le monde autour de vous fait ça tout le temps. Et effectivement, même si nous sommes tous de différents endroits, quand on arrive à Brighton, tout le monde se sent tout de suite ensemble. C’est un mélange de cultures et de gens différents. Nous vous avons découverts avec votre EP. Qu’est-ce que l’EP vous a apporté au début ? Vous avez commencé à tourner avec des bandes différentes, comme Blood Red Shoes, Jesus & Mary Chain, etc. Oui, c’est ça. Je crois que c’était après notre premier EP. Nous l’avons enregistré avec Steven de Blood Red Shoes. Dans ce processus, nous sommes alors devenus de très proches amis. Ensuite, il nous a demandé de venir sur sa tournée aux Etats-Unis. Et le mois après, nous avons pu faire sa tournée en Europe pendant un mois. Je pense que ça nous a beaucoup aidé à nous faire connaître par notre public. Je pense que nous voyons toujours beaucoup de fans de Blood Red Shoes venir à nos shows de présentation. C’est une grande partie de notre public. C’est vraiment cool. C’était une tournée vraiment épique. Votre premier album Call me Silent vient de sortir. Pourquoi avez-vous choisi cette chanson comme le titre de votre album ? C’était une chanson assez significative pour moi. « Call Me Silent », c’est une chanson sur mon autisme. J’ai été diagnostiquée en tant qu’enfant. Je n’ai jamais vraiment accepté cette partie de moi. Et maintenant, dans Brighton, il y a beaucoup d’autistes et d’autistes femmes. J’ai donc une perspective vraiment différente. Et je pense que cette chanson s’agit d’accepter cette partie de soi et vraiment d’accepter soi-même. C’était une chanson vraiment importante et significative. Je pense que le titre, « Call Me Silent », a été un bon titre pour l’album pour cette raison. En plus musicalement, c’était une chanson très intéressante. Chaque fois qu’on travaillait sur une chanson et qu’on y revenait, il y avait toujours cette lumière autour de nous. C’était vraiment ce qui nous a attirés. Même si c’était notre chanson, il y avait une certaine lumière. En particulier, on a gardé cette lumière. C’était bien que nous l’ayons évoqué de cette façon. Est-ce que vous voyez des différences entre l’album d’aujourd’hui et le premier EP que vous avez fait ? Je pense que les premiers EP étaient plutôt de la grunge-pop. Même si nous avons toujours ce côté-ci, je pense que notre son a évolué. Nous avons des chansons plus émouvantes sur notre album et des influences électroniques. Quand nous avons commencé à écrire l’album, on s’est dit que nous devions écrire exactement la même chose que nous avions toujours fait. C’était un peu forcé, ce n’était pas vraiment généreux pour nous. Et puis, tout est sorti naturellement. On s’est dit qu’il fallait juste écrire ce qui sort et ce qui ressemble à la réalité du moment. Nous n’étions pas en train d’écrire pour le public, mais non seulement pour plaire à ce que les gens aient entendu, mais aussi pour nous apporter un message sincère. Quand vous écrivez une chanson, je pense que cela doit être très introspectif. Est-ce que vous pensez que l’écriture d’une chanson est une sorte de thérapie pour vous ? En quelque sorte, oui. Les chansons sont toujours très introspectives et sont vraiment concernées par la connexion entre les gens. Oui, c’est définitivement une forme de thérapie et je pense que si j’ai une certaine sensation et que je prends le temps de l’écrire, je dirais que c’est ça. Et la musique en général. Si nous n’avions pas de musique, nous serions des gens très perdus. Nous serions juste en train de pleurer. J’ai vu une autre interview, en 2023 que la peinture était vraiment importante pour vous, et l’art a joué un rôle très important dans votre groupe. Dans quel sens est-ce important pour vous ? Je pense que, en général, j’ai été dans des phases différentes, j’ai voulu faire de la musique et de la peinture, et maintenant je me concentre plus sur la musique. Mais je pense que dans le même sens que la musique, ça peut être une chose thérapeutique. Et aussi, faire tellement de musique, c’est parfois agréable d’avoir une forme d’art différente à laquelle vous pouvez changer, quand vous vous réveillez en

Main Square 2026. Premières impressions

main square 2025

AMBIANCE MAIN SQUARE – CRÉDIT JERÔME POUILLE Ce que l’on sait de l’affiche du Main Square 2026 Tout d’abord les dates du Main Square 2026 : Nous sommes cette année sur un format 3 jours , les 3 , 4 et 5 juillet 2026. Le lieu reste lui identique aux années précédentes avec toujours la Citadelle d’Arras. Maintenant, la programmation : L’affiche est presque totalement dévoilée. Le 3 : Katy Perry, Paul Kalkbrenner,Charlotte Cardin, Cassius, Miki, Midnight Generation et Luiza Le 4 : Orelsan, Marshmellow, Asaf Avidan, L2B, Yame, Nono la Grinta et Eve La Marka Le 5 : 21Pilots, Vald/Vladimir Cauchemar/Todiefor, Renée Rapp, Perceval, Don West et Zaho Que penser de ces premiers noms du Main Square 2026 ? Vous êtes toujours aussi nombreux à commenter les noms présents sur le Main Square. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est compliqué de satisfaire tout le monde. Voilà ce que pense l’équipe de la LCA et quels sont nos pronostics sur les noms à venir. Tout d’abord, on peut dire que le premier nom annoncé ( 21 Pilots) a créé une unanimité cette année. De telle sorte que les billets du dimanche sont très vite partis! Comme chaque année, la part électro est conservée avec cette année Paul Kalkbrenner, Cassius, Perceval et Marshmellow en plus du trio Vald/ Vladimir Cauchemar/ Todiefor qui mélange électro et rap. Le 3 juillet propose une journée équilibrée avec une grosse tête d’affiche ( Katy Perry), de l’électro et des artistes pouvant plaire à tous types de public comme Charlotte Cardin ou Luiza. Nous serions curieux de découvrir pour notre part Midnight Generation. Le 4 juillet est lui plutôt orienté rap pour le moment avec Orelsan en tête d’affiche. Il sera accompagné ce jour là d’autres rappeurs comme L2B, Yamé, Nono la Grinta et Eve la Marka. Nous sommes pour notre part impatient de revoir Asaf Avidan sur scène. Enfin, le 5 juillet est attendu avec 21 Pilots qui clôturera le festival en beauté. Avant eux, nous aurons eu notre lot de découvertes comme chaque année avec Renée Rapp, Don West auxquels s’ajoutera Zaho.  Finalement, 3 jours plus marqués que les années précédentes avec une première journée plus génraliste, une deuxième à dominante rap et une dernière plus axée sur les découvertes. Mais l’affiche n’est pas terminée et nous ne sommes pas à l’abri de quelques surprises encore.   Nos pronostics pour le line up du Main Square 2026 Tout d’abord, on peut penser à Sam Sauvage présent sur les Bastions l’année dernière et qui mériterait d’être sur la Green Room. D’autres artiste qui sont présents en festival cet été pourraient également s’ajouter comme Feu! Chatterton. Le quota rap et électro semble complet. Il faut donc chercher ailleurs. Chaque année, on a tendance à retrouver des artistes révélés sur La Star Academy ( Pierre Garnier, Mosimann) donc pourquoi pas y retrouver Helena cette année? On peut aussi penser à My Chemical Romance en Europe à cette période et qui n’est jamais venu au Main Square. De plus chaque année, on a toujours un groupe de ce style ( Deftones, Bring me The Horizon) qui n’est toujours pas à l’affiche.  La connexion avec le festival de Werchter peut nous indiquer la venue de groupes comme All them Witches, FKA Twigs, Halsey, The Lumineers ou Teddy Swims.  Pour notre part. nous opterions sur Les Pixies ( car annulés au dernier moment lors d’une édition précédente) ou Kasabian qu’on adorerait revoir. Voici pour nous quelques noms sachant qu’il y aura également des découvertes à ajouter et à peu près 45 noms au total avec les Bastions. Nous sommes donc encore loin de l’affiche complète ! A vos pronostics ! Et nous verrons bien combien de nos projections se concrétisent ou pas…. AMBIANCE MAIN SQUARE – pLACEBO – CRÉDIT JEROME_POUILLE

Gojira

Groupe gojira sur scène au Helfest avec des lumières bleus en fond et un public devant la scène

On patiente avant les concerts Le zénith de Lille accueillait ce vendredi 28 novembre 2025 le plus gros groupe de métal français pour une tournée exclusivement française, la première depuis de nombreuse années. La salle a ouvert ses portes à 18h laissant les plus impatients fouler le sol encore sec de la fosse avant qu’il ne soit collant de bière. Et laissant à ces derniers l’occasion de découvrir un stand de Sea Sheperd France, le merch et le magnifique poster exclusif au concert Lillois revisitant la pochette d’album From Mars To Sirius à l’occasion des 20 ans de leur troisième album On se chauffe avant Gojira A 19h30 ce sont les Neckbreakers qui firent une entrée fracassante. Un Death Metal plein de jeunesse et de vigueur dont on sentait les inspirations venant de la tête d’affiche de la soirée. Ils étaient efficaces, ne se sont pas perdus dans des monologues pour s’attirer l’intérêt du public plus que besoin : Ils avaient conscience de leur place et ont joué leur rôle et leur set à la perfection. Cela leurs a permis de déclencher les premiers mouvements de foule sincères rapidement et dès lors, le public était déjà chauffé.  Comeback Kid fit son entrée à 20h15 et leur énergie a permis de maintenir l’engouement du public dans leur patience. Ce qu’on retiendra du groupe canadien de punk hardcore est sa capacité à lancer des pogos à répétition et l’hyperactivité du chanteur. Entre ses courses effrénées, ses passages de chant à la barrière et même la tentative du chanteur de se jeter dans le public, les 45 minutes de concerts sont passé sans que personne ne puisse prendre sa respiration. Photo : Bruno Bamdé — via Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gojira_Hellfest_2022.jpgLicence : https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/ Gojira entre en scène  C’est à 21h30 que le groupe sacré des Jeux Olympiques 2024 fit son entrée avec un guitariste de remplacement qui n’a absolument pas démérité. Le chanteur guitariste s’étant blessé le pouce, c’est avec une grande frustration qu’il a dû laisser sa six cordes à Greg Kubacki (Car Bomb). C’était un réel plaisir de retrouver les excellents musiciens qui forment Gojira pour une setlist de quasiment 2h de violence. A noter que sur 18 morceaux, aucun ne vient du premier album et un seul est présent sur le second, de quoi décevoir légèrement les fans de la première heure. Mais cela fut aussi tôt rattrapé par un morceau très peu joué en live : Global warming ainsi qu’une première sur scène pour le morceau Born In Winter. L’iconique solo de batterie de Mario Duplantier sera lui aussi absent du set mais la compensation se trouvera dans un morceau dans lequel nous avons le droit à 5 minutes de double pédale non-stop : From the Sky. Tout le monde s’y attendait et ils ne pouvaient pas passer à côté. Mea culpa, le fameux morceau joué sur le toit de la conciergerie faisait bien partie du set. Gojira a conscience que leur passage leur a ouvert des portes à l’international mais aussi leur a permis de conquérir un grand nombre d’adepte en France, où ils furent pourtant boudés pendant une grande partie de leur carrière. La présence du morceau des J.O était nécessaire pour servir de référence à leur nouveau public. Le show était réussi même si le Zénith de Lille peine toujours à faire sonner ce genre de groupes. Maintenant il faut attendre la sortie de leur prochain album prévu pour 2026, en même temps que le 25ème anniversaire de leur 1er album… Antoine Photo : SuperVirtual — via Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gojira_live_at_Unipol_Arena,_Bologna,_December_9th,_2016.jpgLicence : https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/

Aime Simone

Artiste sur scène tenant un micro, éclairé par une lumière blanche avec de la fumée derrière lui.

Vanessa Lhrx: Chronique & photos Concert du 4 Décembre 2025 à la Condition Publique Par un soir rouge intense et noir avec le célèbre symbole du nouvel album REV, une communion rare a embrasé Roubaix pour notre baptême de feu avec AIME SIMONE EN LIVE !  La Condition Publique vibrait déjà d’impatience lorsque les lumières se sont éteintes à 21h.  Un silence dense, comme un souffle retenu, précédant l’apparition d’Aime Simone et de Sonja.  Puis le premier battement, le premier halo rouge sang, et la soirée a basculé dans quelque chose de profondément vivant : une cérémonie mêlant ombres et lumière.  Une communion immédiate est née dès les premières minutes du show, quelque chose d’invisible s’est tissé entre la scène et le public. Une connexion rare quasi organique.  Aime Simone, complètement habité, mouvant, pulsant, semblait sentir chaque respiration de la salle et ça ce n’est pas le fait de tous les artistes. Sonja, à ses côtés, n’était pas seulement un soutien : je la perçois comme son double lumineux, bien plus qu’une muse elle est une présence douce mais puissante à la fois. Sa voix, ses gestes précis, son énergie presque chamanique apportaient à tout l’ensemble du concert une profondeur supplémentaire.  Mais Aime et Sonja forment un duo magnétique et une polarité parfaite de ce que l’on peut ressentir en les voyant sur scène !  Un contraste de couleurs On poursuit toujours avec ce noir profond et ce rouge sang dans un univers visuel saisissant qui me fait pensait à des artistes comme Enki Bilal ou HR Giger par exemple. Le concert s’est donc déployé dans une esthétique très marquée.  Derrière eux, un écran géant projetait des animations tantôt brutales, tantôt d’une beauté céleste. L’une d’elles a suspendu le temps et m’a prise au cœur: deux anges se rejoignant lentement, des silhouettes métalliques argentées au milieu du chaos.  Une vision simple, mais chargée d’un symbolisme évident : Aime et Sonja, réunis dans la pure création, dans la scène, dans la fragilité partagée mais aussi dans la douleur et la force. Le concert se termine Ces tableaux visuels faisaient du show non seulement un concert, mais aussi une expérience sensible, presque cinématographique. Ce set était on peut dire assez protéiforme : du chaos électro à la douceur suspendue et comme l’a dit Aime entre les morceaux, “REV” est un album ‘expérimental’ où il a testé tous les sons et des nouveaux genres de voix par exemple ce qui a été un processus important pour lui.  Setlist rapide- Bilan ‘ Taking My Distance ‘ : une ouverture nerveuse, presque fébrile et assez sombre. ‘ Fast City ‘, ‘Boom Boom ‘, ‘ Gore Mode ‘ : des pulsations électro et dansantes, ces moments où la salle entière s’est mise en mouvement. ‘ Black & White ‘, ‘ Not What You Wanted ‘ ,  ‘ Let Me Down ‘ , ‘ The Rise ‘, ‘ In My Blood ‘ (*que j’aime beaucoup) et son remix GDA: plus sombres, plus viscéraux. ‘ Lalala ‘ (* avec tout le public qui danse et chante), ‘ Devil Done ‘ , ‘ In This Dark Time ‘ : entre tension et libération. Et bien sûr ‘ Shining Light ‘ : hymne unificateur repris par toute la salle ! Un titre qui m’avait happé dès la toute 1ère écoute à sa sortie.  Mais un morceau a tout emporté : ‘ Don’t You Forget Who You Are ‘ : La grâce incarnée ce morceau. Dans un bain de fumée blanche contrastant avec les rouges sang et les noirs opaques du reste du show, Aime a déposé une émotion brute, presque nue. C’était vraiment un moment suspendu, fragile, où le public retenait son souffle. J’ai ressenti ça comme un genre d’appel : ” MAINTENANT N’OUBLIES PAS…N’OUBLIES PAS QUI TU ES …”  La salle semblait respirer à l’unisson, émue avec Aime pour qui ce morceau était particulièrement important. ‘ Hallelujah ‘ : a aussi été un instant hors du monde cette reprise (façon Jeff Buckley) à la guitare a été un autre sommet aussi. Une reprise douce, dépouillée et lumineuse, magique. Aime Simone a laissé la vulnérabilité prendre toute la place, et le temps s’est arrêté. Plus personne ne bougeait. On aurait pu entendre le battement d’aile d’un ange, peut-être l’un de ceux vus sur l’écran quelques instants plus tôt…. Et n’oublions pas le sublime morceau ‘ Werewolf ‘ avec le grand Peter Doherty (*que nous aimons beaucoup au passage). Il n’était pas présent mais ça fait plaisir tout de même d’entendre sa voix et ce duo étonnant.    La fin du show était dansante, solaire, généreuse comme sait l’être Aime Simone avec son public et ses fans.  Malgré les thèmes sombres et l’esthétique parfois quasi gothique, la soirée s’est révélée globalement joyeuse. Aime, souriant, proche, ultra dynamique, a fait danser et chanter le public à de nombreuses reprises. Les personnes autour riaient, sautaient, chantaient dans une jolie cohésion humaine.    Sincèrement en quittant la salle, on avait la sensation d’avoir assisté à plus qu’un simple concert mais à un rituel moderne, un voyage intérieur tout vêtu de rouge et de noir, guidé par deux êtres en mouvement constant, unis dans la création, la douleur et l’amour pur avec une pointe de lumière intense.  Et n’oublions pas la première partie! Le concert avait très bien commencé avec le groupe Nous étions une armée! Une belle découverte pour un groupe talentueux et engagé aux textes accrocheurs dont on entendra certainement parler.

John Maus

Concert Aéronef Lille Pol ouvre la soirée Le show commence, deux jeunes hommes nous apparaissent comme des habitués des planches. Cheveux longs blonds, tout de noir vêtus, ils savent où ils vont et où nous emmener.  La scénographie paraît simpliste, jeux de lumière précis et intimiste. D’un groupe avant 20h totalement méconnu de Charlie et moi, leur prestation nous laisse sans voix. Une voix grave mêlée en harmonie avec la formation efficace, guitare, basse, batterie et synthé, ils ne sautent pas partout mais la passion y est.  Sensibilité, nonchalance, élégance et romance, voilà l’univers qu’ils ont construit et que cette heure, hors du temps, nous a permis de découvrir. John Maus à l’Aéronef : la fureur hantée d’un romantique post-punk Le 14 novembre, John Maus montait sur la scène de l’Aéronef pour une performance intense et hors du commun. Totalement à part, il a livré un concert d’une énergie brute, parfois déroutante, qui a pu sembler presque folle à certains. C’est cette folie et cette intensité qui rendent son spectacle unique et inoubliable. Sur scène, Maus ne se contente pas de chanter : il habite ses morceaux. Il court, frappe le vide, se plie, se redresse, tiré par quelque chose de plus grand que lui. Par moments, sa proximité avec le public, son regard fixe, son corps secoué d’à-coups créent une atmosphère quasi dérangeante, un mélange de fascination et de malaise auquel on ne peut pourtant pas échapper. La salle de Lille a vécu ce paradoxe : l’attraction irrésistible d’un artiste qui donne tout, jusqu’à l’essoufflement, et l’étrangeté d’une performance totalement dépourvue de filtres, où la sueur, l’urgence et la vulnérabilité deviennent le langage principal. Sa voix, lancée comme un cri étouffé entre deux respirations, résonnait dans une ambiance moite, presque collante, intensifiée par sa présence physique débordante. Ce soir-là, John Maus n’a pas simplement offert un concert : il a imposé une expérience sensorielle brute, dérangeante parfois, toujours captivante. À Lille, il a rappelé que sa scène n’est ni un show ni une démonstration, mais un exorcisme, une décharge électrique intempestive qui marque durablement celles et ceux qui y assistent. Entre intellect et personnage chaotique Comprendre John Maus, c’est accepter l’idée d’un artiste qui échappe aux catégories.À la fois compositeur, chanteur, universitaire et philosophe, il avance en marge de la scène pop, loin des codes, loin du souci de plaire. Il s’est construit un univers où la pensée abstraite rencontre l’émotion brute, un mélange qui donne à ses concerts cette impression de collision permanente entre la tête et le corps. “Doctorat en philosophie” mais pas que … Derrière ses cris, ses gestes désordonnés et son énergie torrentielle, il y a un esprit profondément théorique, obsédé par le sens. John Maus a étudié la philosophie, enseigné, écrit une thèse : pour lui, la musique n’est jamais qu’un divertissement, c’est un espace de recherche, une manière de questionner le monde, la vérité, la foi, la politique, l’existence. Cette tension entre pensée rigoureuse et expression déchaînée crée un contraste permanent qui nourrit son identité artistique. Une sensibilité à vif Ce qui frappe chez Maus, c’est l’absence totale de cynisme.Il ne joue pas un rôle, il ne se cache pas derrière une image, il expose une sensibilité qui déborde, parfois jusqu’à la gêne. Son intensité vient d’une fragilité réelle, d’une émotion qui n’est ni contrôlée ni polie. Il peut paraître maladroit, excessif, presque sauvage, mais c’est précisément cette sincérité désarmée qui fait sa force. Un performeur qui dépasse la musique Sur scène, Maus est un personnage paradoxal : solitaire mais monumental, vulnérable mais incandescent.Il ne cherche pas à rassurer : il dérange, secoue, interpelle. Sa prestation n’est pas jouée comme au théâtre mais réellement vécue, comme une forme d’exorcisme ou de libération.Là où beaucoup d’artistes cherchent la précision, la maîtrise, l’esthétique, lui revendique le chaos, le tremblement, le débordement. Il transforme chaque morceau en combat intérieur, chaque refrain en montée émotionnelle et chaque silence en tension palpable. Ce mélange rare entre intellectualité profonde et expression brute, énergie débordante et fragilité mise à nu, fait de John Maus un artiste véritablement à part. À tel point que, pour une partie du public, sa présence peut sembler frôler la folie, tant il dépasse les cadres habituels du concert. Rien chez lui n’est tempéré : il hurle, transpire, se tord, s’abandonne à des gestes impulsifs qui paraissent parfois incontrôlés. Mais c’est justement cette démesure, cette façon d’aller là où d’autres n’osent jamais aller, qui lui donne son aura si singulière. John Maus apparaît alors comme une figure borderline, déroutante, profondément sincère, un artiste qui refuse la normalité et qui transforme chaque instant sur scène en expérience brute, presque hallucinée. Un personnage que certains trouvent excessif, d’autres génial, mais que personne ne peut oublier. Texte/ photos: Cyprien Delory et Charlie Siniger

Mademoiselle K

Concert Metaphone Oignies La salle affichait complet pour accueillir Mademoiselle K, précédée par une première partie vibrante portée par Natacha Tertone.Avec sa sensibilité et sa présence scénique affirmée, Tertone a su capter l’attention dès les premières minutes, installant une atmosphère intense et élégante. Mademoiselle K arrive… Lorsque Mademoiselle K est montée sur scène, l’énergie est montée d’un cran. Fidèle à sa réputation, elle a offert un set puissant, généreux et parfaitement maîtrisé. Très attentive à son public, l’artiste a rappelé à plusieurs reprises l’importance de la sécurité, contribuant à créer un espace où chacun pouvait profiter pleinement du concert. La connexion entre la scène et la salle était évidente : un public chaleureux, réactif, prêt à reprendre chaque refrain et à suivre l’artiste dans ses élans les plus rock comme dans ses moments plus sensibles. Au final, une soirée marquée par l’intensité, la complicité et l’authenticité, où deux artistes ont su fédérer une salle comble autour d’une même énergie. Photos + Texte: Mavo

Belinda Davids

Queen for a night in Longuenesse On connaissait la richesse du sous-sol Sud-Africain: cuivre, or, diamants…mais une autre pépite beaucoup plus accessible (envers son public) a émergé de son sol en la personne de Miss Belinda Davids. La Diva a illuminé le ciel du Sceneo à Longuenesse par sa présence, son énergie et surtout sa voix unique…elle a enchaîné avec grâce et ce 2h durant une vingtaine de tubes lors de son show a Tribute to Whitney Houston/ The greatest love of all couvrant la carrière de la regrettée Whitney de ses débuts en 1985 jusqu’à sa tragique disparition en 2012… On ferme les yeux et Whitney Houston est là par magie Ses duos emblématiques avec George Michael ou Mariah Carey, son hymne lors des jeux de Séoul en 1988, son 1er album jusqu’à l’inoubliable bande son du film Bodyguard …. Tous les ingrédients étaient réunis pour un show mémorable.  Vous aviez juste à fermer les yeux quelques instants (mais pas trop longtemps) et la grande Whitney était là à nouveau devant vous. Ce dimanche 9 novembre, la LCA y était et le moins que l’on puisse dire c’est que miss Belinda Davids nous a laissé sans voix…enfin il nous en restait un peu pour entonner à ses côtés les hits d’anthologie et danser ! Remerciements Une mention particulière pour les musiciens multi instrumentistes et les choristes émérites « proudly made in South Africa » eux aussi qui sont l’écrin de la Diva. Mention particulière encore pour la proximité de l’artiste qui a pris la peine tout en interprétant « saving all my love for you » de descendre de la scène pour aller à la rencontre de son public enchanté, parcourant chaque gradin du Sceneo de bas en haut puis de haut en bas, de gauche à droite, sans n’oublier personne, distribuant son amour à qui le veut… Miss Belinda Davids a su conquérir les cœurs et captiver les regards du public français présent ce soir-là, nous resterons à l’affût à la LCA de vos prochaines productions. Pour terminer je puis dire « The Queen is Dead ,long live Queen Belinda Davids!* » *La Reine est morte,vive la Reine Belinda Davids. Francis Berthe ,Luc Agache Photos Richard Walter Setlist Longuenesse 1-Run to you 2-Didn’t we almost have it all 3-If i told you that 4-When you believe 5-Where do broken hearts go 6- Its not right but its ok 7- Im your baby tonight 8-You give good love 9-How will i know 10-The greatest love of all 11-Im every woman 12-My love is your love 13-One moment in Time 14-Million Dollar Bill 15-I will always love you 16-Saving all my love for you 17-So emotional 18-I wanna dance with somebody 19-I have nothing

Puggy à l’Aéronef

puggy à l'aéronef de Lille

Concert Aéronef Lille le 20/10/25 Quel plaisir de retrouver Puggy sur scène ! Depuis leur retour en 2023 après une pause de 6 ans, la date de l’Aéronef a été reportée et l’attente fut longue mais ce soir est le bon soir. D’ailleurs, le public (en grande majorité belge) s’est donné le mot et la salle est pleine à craquer, le public est prêt et n’attend qu’une chose : les voir sur scène ce soir à Lille pour entendre notamment les morceaux du nouvel album Are we there yet ? Après une première partie où le groupe a su gérer les problèmes techniques et a su chauffer le public malgré ça, Puggy arrive enfin sur scène ! Le public est direct présent en reprenant les titres du groupe. Le Set est enlevé et très pop. Puggy semble content d’être sur scène et mettra le feu à la salle tout au long de ce concert tant attendu. Mais franchement, ça valait le coup d’attendre et on espère vraiment ne plus avoir à attendre aussi longtemps avant de les revoir ! Puggy la bio rapide Puggy est un groupe de rock belge composé du chanteur-guitariste Matthew Irons, du bassiste Romain Descampe et du batteur Egil “Ziggy” Franzén. Fondé en 2005, le groupe propose un mélange pop rock. Le groupe est de retour en 2023 après 6 ans de retrait bien que Matthew ait été coach pour The Voice Belgique en 20217/18 ( 2 saisons et 2 victoires quand même). Première rencontre avec la LCA La Compagnie Artistique découvre Puggy au Main Square 2013 et y réalise une interview pour son ancien site rock in chair à l’occasion.. Discographie 2007 Dubois died today 2010 Something you might like 2013 To win the world 2016 Colours 2025 Are we there yet ? Puggy en un seul titre When you know (2010) utilisé dans de nombreux films/ séries/pub Puggy et les covers Plusieurs covers à noter comme l’interprétation magnifique et très personnelle de Toxicity de System of a down ou Flowers de Miley Cyrus en duo avec Pomme en français/anglais sur Taratata en 2024, ou encore Vesoul de Brel. Texte et photos Tof

Johnny Marr

Johnny Marr

Concert Aéronef Lille 21/10/25 Quand on est fan, on devient forcément un expert, pointu sur son sujet et surtout très exigeant envers le produit ! Je ne veux pas relancer le débat entre McDonald’s et Quick, vous avez vos préférences ! Mais écoutez quand même l’avis d’une non-fan des deux (si, si, ça existe) et je ne parle pas de restaurants, mais de Johnny Marr et de Morrissey. Et là, alors que vous êtes en train de lire cette rubrique, vous vous demandez comment on peut ne pas être fan de l’un ou même des deux… Peut-être une indigestion ? Première partie: The Clockworks C’est donc avec un regard totalement neutre que j’ai eu la chance d’assister à ce concert, grâce à une invitation de dernière minute (bisous spéciaux). The Clockworks, un groupe irlandais plein d’énergie, nous a offert une première partie vraiment rafraîchissante et bouillonnante. La seule critique que j’aurais à formuler, c’est que c’était un peu court ; quand on se dit « déjà fini ? », c’est qu’on en aurait bien repris un peu ! Si vous ne les connaissez pas encore, je vous conseille vivement d’aller écouter leur musique, ils sont vraiment bons, ces jeunes Irlandais ! Et là, je me suis dit qu’avec une bonne première partie, la soirée était assurée. Et Johnny Marr arrive! Et voilà Johnny Marr qui fait son entrée sur scène, un petit bonhomme souriant, visiblement heureux de retrouver son public ! Sauf que dans la salle, ses véritables fans n’étaient pas en majorité ! Oui, ils sont venus pour entendre du Smith ou du Morrissey. Et malheureusement, ils risquent d’être déçus. Ils sont rentrés chez Quick pour commander du McDonald’s (sic !). Mais Johnny a concocté un show efficace, mêlant ses nouvelles compositions à ses classiques : Panic, Charming Man, Big Mouth Strikes Again, How Soon Is Now… Le public était ravi, il s’est réveillé et a chanté en chœur. Une mention spéciale pour Please Please Please en acoustique, qui m’a particulièrement émue… entre la douceur du moment et le chant collectif, c’était un régal !! Quant à ses nouvelles compositions, certaines m’ont paru un peu longues et moins rythmées, mais elles sont agréables au final ! Alors non, il n’a pas la voix de Morrissey, mais il a eu ce talent de nous tenir en haleine et de nous faire chanter, surtout en réunissant de vieux potes !! Une deuxième mention très spéciale pour le final avec « There’s a Light » (bisous à nos anges) et c’est là l’essentiel pour réconcilier tout le public ! Nous avons eu le grand privilège de vivre un excellent concert ensemble. Après tout, peu importe le restaurant, l’essentiel reste d’avoir partagé un moment inoubliable à la meilleure table et en bonne compagnie (… artistique, pour vous servir) !! Isa Photos Tof Setlist 1- Generate Generate 2- Panic 3- Armatopia 4- New town velocity 5- Spirit power and Soul 6- It’s time 7- Hi Hello 8- This charming man 9- Nowhere 10- Please Please Please, let me…. 11- Spin 12- Walk into the sea 13- Bigmouth strikes again 14- Easy Money 15- How soon is it now 16- Getting away with it   17- The Passenger 18- Ophelia 19- There is a light