Après concert- Interview Stuck in Yesterday
Quand vous avez su que vous aviez été sélectionné pour les Bastions, ça a été quoi votre première réaction ?
On n'y a pas cru, on a cru que c'était un spam reçu sur la boîte mail du groupe.C'était Pierre qui nous avait appelé en visio en disant « Les gars, on joue au Main Square ? » « Oui, oui, oui, c'est ça, bien sûr, évidemment. » Et dix minutes après, on a reçu un mail qui nous a dit « Si ! » Et puis là, moi perso, j'ai appelé toute ma famille. L'excitation, l'excitation directe.L'excitation, on était trop impatients aussi de venir défendre nos couleurs devant une belle scène comme celle-ci. C'était la première fois qu'on a joué devant une si belle scène aussi. Donc franchement, c'était incroyable.
Et puis en plus, je ne sais pas quelles impressions vous avez eues par rapport au concert, mais le public a bien bougé et tout. Il était hyper chaud. Il y avait du monde, ils étaient bien réceptifs.
L'énergie qu'on a donnée, ils l'ont donnée aussi. C'était super cool. En termes d'ambiance, c'était assez incroyable.On a vu des gens pogoter, on a vu des gens faire des circle pit, donc tourner autour de la plateforme. Il y avait des boches de parquet et tout. Ça, c'était assez incroyable.Parce que clairement, nous, on est très fans de ce genre d'ambiance dans les concerts. C'est quelque chose qu'on cherche et qu'on essaie de véhiculer par notre musique. Et voir que le public était au rendez-vous, c'était un sentiment incroyable.
J'ai vu que vous aviez fait une résidence à Comines exclusivement pour le concert de ce soir.Ça vous a apporté quoi ?
Ça nous a mis un peu plus serein, déjà. Je veux dire qu'on est prêts, déjà techniquement. Parce que nous, on a l'habitude de jouer dans des bars.On joue vraiment dans des petits endroits, donc c'est toujours un peu à l'arrache. Là, on a eu le temps de bien préparer notre son, de bien préparer notre set. Là, c'était vraiment l'avantage de sentir prêt.Même si on a eu le stress avant de rentrer, on savait qu'à ce niveau-là, on était prêts. Et qu'il n'y avait pas de raisons que ça se passe mal.
On a aussi bénéficié d'un accompagnement sur la partie bien son que sur la partie scénique parce qu'on a notre ingé son qui nous a donné pas mal de conseils aussi bien sur l'aspect sonore que sur l'aspect jeu de scène, prestance scénique, etc. Et ça, ce sont des conseils qui étaient complètement bien venus pour préparer une scène comme le Main Square. Ça nous a donné de la rigueur aussi, je pense.Il nous a appris certains termes techniques que la régie utilise. On peut en plus arriver et se dire OK, on communique de manière sereine avec les ingés retour ou les ingés son qui étaient sur la scène en face. Et du coup, au final, la com' a fonctionné.On était assez fiers de ça.
Et donc, pour revenir un petit peu par rapport à votre histoire, vous êtes un groupe plutôt jeune. J'ai vu 2022, ça ne fait pas très longtemps.Jouer sur la scène du Main Square, ça fait un peu rapide.
C'est cool. Oui, c'est sûr. Et en plus, le groupe a quand même mis du temps à démarrer. Parce qu'en débutant, ça a commencé en 2022. Mais on faisait un concert par-ci, par-là, de temps en temps.Et c'est pendant la sortie de notre EP où là, on avait vraiment une carte de visite pour faire écouter ce qu'on faisait. Et que les concerts se sont enchaînés. Et finalement, c'est vrai que ça a été assez vite pour faire des concerts sympas.En fait, c'est une opportunité qu'on a saisie. On a eu la possibilité à un moment de contacter la bonne personne au bon moment. Et on s'est dit, OK, on y va.Et c'est un peu ce qu'on fait dans toutes les opportunités qu'on a eues. C'est qu'à un moment, on a eu la possibilité de jouer et on s'est dit, OK, on y va. Et du coup, on se retrouve ici et c'est dingue.
Au niveau des compos, vous écoutez tous la même chose ou il y a des personnes qui ont des influences très différentes ?
Ben, on écoute complètement à peu près les mêmes choses.Il y en a qui vont écouter des choses un peu plus extrêmes parfois comme des choses plus metal, hardcore. Ou on peut retrouver des fois dans notre son des passages un peu plus saturés.Mais notre chanteur, Pierre, il est fan des BTS. On a du côté très pop et on essaie de mélanger un peu toutes ces influences pour créer d'autres sons. C'est là où la diversité intervient, on n'est pas réfractaire.Ce n'est pas parce qu'on écoute des choses différentes que ça colle moins bien. Au contraire, on a un socle commun et tout ce qu'il y a autour, parce qu'on écoute effectivement d'autres styles, tout ce qu'il y a autour se joint un peu au centre et on essaie de le mettre dans nos chansons. Un peu de ci, un peu de ça, un peu de machin.Et comme on l'a dit déjà plusieurs fois, c'est ce qui fait l'identité du projet.
Quand on vous voit sur scène, évidemment, il y a de l'énergie. Ça vous arrive parfois d'être sur scène ou d'être dans un concert et vous n'êtes pas dedans. Comment ça se gère quand c'est comme ça ?
Je pense que l'idée pour nous, c'est de donner toujours la même énergie quoi qu'il arrive. Qu'on soit dans une petite scène, une grande scène, s'il y a du public, s'il n'y a pas de public, même s'il y a moins de répondants.Forcément, on préfère quand le public répond et soit présent aussi pour nous. Mais de toutes façons, on prend toujours un pied à jouer devant du public tout simplement. Et concrètement, même s'il y a des gens qui parfois sont un peu moins dedans, je pense que ça se voit un petit peu moins parce que du coup, il appartient aux autres membres du groupe de donner toute l'énergie possible pour essayer de ramener tout le monde dans la même direction.
J’ai vu qu'il y a eu pas mal d'infos sur le single « Bad Day ». J'ai regardé le clip qui est plutôt cool. Comment le tournage s'est passé ?
C'était dans ma maison.Il déménageait à ce moment-là. On s'est dit ouais, c'est le moment, enfin c'est l'endroit nickel pour pouvoir tourner. La place et tout.Et c'était super. On a passé deux jours en tournage. Les plans intérieurs et les plans extérieurs. On voulait quelque chose un peu mise en scène quand même. Pas juste pouvoir jouer, parce que c'est un scénario un peu classique. Et c'est trop bien en fait, dans notre quotidien, d'avoir ce genre de choses un peu exceptionnelles, comme aujourd'hui au Main Square.Ensuite, on va tous repartir bosser. Ça change notre quotidien et ça fait un peu rêve nos gosses aussi. On a toujours rêvé de vouloir faire des clips comme ça.
Je voulais revenir aussi par rapport au logo. La tête avec l'orage au-dessus, ça vient d'où ?
En fait, ça vient un peu des paroles de la chanson, parce qu'en fait, ça explique qu'il y a quelqu'un qui veut faire paraître que tout va bien, alors qu'en fait, dans sa tête, ça ne va pas. C'est un peu la symbolique. On le voit sourire avec le nuage, avec les éclairs au-dessus de la tête.
Maintenant, vous avez joué ici, quelles sont vos attentes dans les jours qui viennent, dans les mois qui viennent ?
Plein de bonnes choses et plein de bonnes opportunités. On aimerait bien jouer dans de plus belles salles aussi, participer à d'autres festivals également. Mais après, nous, de toute façon, ça ne nous ôte en rien notre volonté d'avancer dans le projet, c'est-à-dire de composer davantage, d'essayer de trouver des belles dates comme celle-ci dans lesquelles jouer, s'épanouir et puis faire kiffer le public aussi, tout simplement.On espère, bien sûr, que ça va nous donner des opportunités. Après, on a passé une journée de dingue, en fait. Pour nous, c'est une expérience fantastique, travailler avec des techniciens, d'avoir un public comme ça.
Et puis la semaine prochaine, là, on part faire des concerts dans des bars. Là, on va jouer au High Voltage à Lille jeudi. Et on va passer de, je ne sais pas combien il y a de personnes ? Plus de 1000 en tout cas à une trentaine.Il faut faire attention à la tête quand même. Bref. C'est une des mentalités du groupe de se dire OK, on donne tout ce qu'on a, on fait tout ce qu'on peut.Et puis, si ça marche, c'est top. S'il y a une suite, c'est génial, on la suit. S'il n'y en a pas, pas aucun regret, absolument aucun.Et là, le Main Square, personnellement, ce n'est pas une fin en soi, pas du tout. C'était une opportunité de dingue. Et du coup, maintenant, il faut qu'on puisse donner autant de taf pour la suite, et espérer évoluer là-dessus.
