So Floyd

Comment est né So Floyd ?​

So Floyd est né pendant la période Covid. On était comme tout le monde bloqués à la maison. On s’est posé des questions sur ce qu’on aimait faire, les musiques qu’on aimait jouer et on a commencé à s’appeler. Alain a alors téléphoné en disant qu’il adorerait jouer les Floyd. Après en avoir discuté tous ensemble, on s’est rendu compte qu’on avait tous des souvenirs avec ce groupe qui était un peu comme notre Madeleine de Proust. Pour ma part, c’est la musique de mon enfance. C’était le groupe qui a fait que d’autres ont voulu devenir musiciens professionnels.

On a alors commencé à réunir tous les musiciens avec qui on bosse depuis pas mal de temps et on a constitué cette équipe pendant le Covid. On a répété, monté le répertoire. Lez directeur du Zénith de Toulon se retrouve alors avec une salle vide suite à toutes les annulations. Il nous a alors proposé de venir répété et préparer le spectacle dans sa salle comme on l’avait dans notre tête. Notre premier spectacle a donc été fait la bas en 2021.

Pas de contrats sur cette période pour vous alors....

Ben non, tout était arrêté, on était tous à la maison, nous n’avions pas le choix. Tous les concerts étaient annulés, on ne savait pas quand ça allait reprendre. On a réussi à répéter et aller travailler ensemble. On se faisait des auto attestations  pour une résidence de boulot ! A l’époque, notre avenir était plutôt incertain.On en a donc profité pou créer quelque chose qui nous plaisait.

Pink Floyd a eu plusieurs périodes. Quelle est votre préférée ?

Ma période préférée, c’est la période 94 ‘Division bell’, un album essentiellement géré par David Gilmour et le pianiste même si je pense que ‘Dark side of the moon’ est un pur chef d’oeuvre. Ce sont mes deux albums favoris.

Et s'il ne fallait retenir qu'un titre ?

On était justement en train de se réécouter des titres qui ne sont pas sur la tournée mais qu’on est en train de préparer pour 2026. ‘Keep Talking’ est un morceau que j’adore mais ce n’est pas le seul. Il y a aussi ‘Confortably numb’. Le chorus de guitare sur ce titre est une pure merveille. C’est un crève cœur de n’en choisir qu’un étant donné qu’il y a tellement de bons morceaux.

Y a t'il un morceau si difficile à jouer que vous avez renoncé à le jouer ?

Non mais il y a des morceaux difficiles à jouer qu’on reprend comme ‘ Have a cigar’ ou ‘One of this day’. Je crois qu’aucun morceau des Floyd n’est facile à jouer. Il y a toujours des textures sonores particulières. La recherche de son est primordiale. Et pour s’en approcher le plus possible, ce n’est pas simple au contraire. C’est un challenge permanent.

Justement sur scène, vous avez quelques machines vintage...

Oui, on en a quelques unes qu’on a réussi à retrouver. Et quand on n’a pas retrouvé ces machines de l’époque parce qu’elles sont trop onéreuses, il a fallu trouvé les bons émulateurs numériques. Il y a un gros boulot sur la recherche de la bonne pédale pour avoir le bon son.

Comment ça se passe So Floyd sur scène ?

Nous sommes 12 musiciens et le concert est découpé sur 4 albums qui ont une texture et une période différentes. La carrière de Pink Floyd est très diverse et les albums sonnent très différemment. On a donc choisi la période Division Bell puis Dark Side on the Moon. On enchaîne sur Wish you were here qui fête son anniversaire cette année et on termine par the Wall qui sonne Roger Waters à mort. On sent fortement la différence de sons entre Gilmour et Waters. On s’est fortement inspiré de leur univers et on a voulu mettre sur scène tous leurs personnages qui nous amènent dans des univers particuliers.

Parmi toutes les scènes que vous avez faites, y'en a t'il eu eu qui semblait justement faite pour l'univers de Pink Floyd ?

On devait faire le 30ème anniversaire du concert de Gilmour à Chantilly mais l’événement a été annulé à cause des Jeux Olympiques. Sinon, les premiers concerts de So Floyd se sont faits dans des arènes et ça avait une couleur un peu Pompei particulière. Le son résonne sur les pierres, c’est très intéressant.

Au niveau du public, vous avez toutes générations ?

Oui, c’est très marquant. Il y a un peu un côté transmission. On a souvent les parents, les enfants, les grand-parents qui viennent ensemble pour montrer un peu aux enfants la musique qu’ils écoutaient ce qui ramène à cette petite nostalgie.

Avez vous eu des retours des membres de Pink Floyd ?

Je pense qu’ils savent qu’on existe mais je n’ai jamais eu d’infos à ce sujet et je ne sais pas s’ils nous ont écoué. J’adorerais qu’un jour David Gilmour m’appelle au téléphone. Je le dirais direct sur les réseaux !

Et donc plutôt Gilmour ou Waters ?

J’adore l’univers de Gilmour mais j’adore aussi les live de Waters et sa capacité à prolonger sur scène l’univers Pink Floyd. Là, Gilmour repart en tournée donc on verra bien parce que ça fait très longtemps qu’on ne l’a plus vu sur scène. J’aime l’univers de Pink Floyd en général et même la période Syd Barrett est très intéressante.

Merci pour cette interview de So Floyd

Tof

Crédit photos: Christophe Forestier

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