Pour la sortie de leur nouvel album Love /Anxiety, le groupe nous avait donné rendez vous au Bar St So de Lille pour une release party et une petite interview.
Ce soir, vous jouez ici au Bar Saint-So. Pourquoi avoir choisi ce lieu-là à Lille et pas une salle classique ?
Ce n'est pas vraiment un concert. Enfin, si, on fait un concert, mais on passe un moment avec les fans et nos familles, justement. On ne va pas faire le concert qu'on fait en tournée. On ne vient pas avec la prod, avec les machins. Là, c'est juste qu'on voulait passer un moment avec les gens, dire que c'est cool. On a sorti un album, on est contents. On voulait vraiment faire un truc à Lille avec les Lillois. Saint-So, c'est un peu un monument de Lille. Donc, on s'est dit qu'on allait jouer là.
Le nouvel album est sorti fin de semaine. Donc, ça faisait quatre ans qu'on attendait le nouvel album. Mais j'ai remarqué qu'à chaque fois que les albums sortent, il y a toujours des longues périodes entre deux. Il y a eu cinq ans, il y a eu quatre ans, etc. Est-ce que pour vous, c'est quelque chose qui est nécessaire d'attendre tout ce temps-là histoire de faire des trucs un peu solo de votre côté ou de recharger un peu les batteries et pour ça, avoir la pêche quand ça repart ?
Pas trop, parce qu'en fait, avant, c'est pas ça. C'est qu'on tournait, en fait. On tournait tout le temps.On faisait une tournée pendant deux ans, trois ans. Entre les albums. C'est différent, mais avant, c'était ça. On faisait tournée, album, tournée, album, tournée, album. On composait l'album pendant la tournée. Là, on a décidé de, contrairement à avant, on a dit, OK, on ne fait pas de date. Et on se focalise vraiment sur un album. Et parce qu'on avait vraiment envie de passer un step, d'aller plus loin. Et donc, il faut vraiment se focus là-dessus, tu vois.
C’est pour ça que ça a pris le temps. C'est un album qui est particulier parce qu'on a beaucoup plus écrit pour arriver à ce résultat-là. C'est qu'on a démarré, on s'est arrêté, on s'est trompé, on a recommencé.Il y a énormément de chansons qui ont été, en tout cas, démarrées, qui ne figurent pas nécessairement dans ce qui est devenu le concept de Love & Anxiety.
D'accord. Et justement, par rapport à l'écriture, ça fait un moment que vous existez quand même.Est-ce que c'est toujours facile de trouver de nouveau de l'inspiration pour écrire des morceaux et tout ? Parce que ça demande beaucoup de temps ou ça vient comme ça d'un coup ?
On est très contemporains et très actuels. Donc, je veux dire, le monde d'aujourd'hui, on pourrait faire un album par semaine. Avec tout ce qui se passe.Parce que c'est notre manière de faire de la musique. Je pense que si ton but, c'est juste de faire de l'entertainment et d'enjailler les gens, au bout d'un moment, tu peux être à court d'idées. .
Au bout d'un moment, être fun, drôle. Nous non, on est des artistes. On est des témoins de notre temps.Et le monde là, toutes les semaines, il y a des dingueries partout, à plein de niveaux. Et donc nous, en tant que groupe de rock qui écrivons sur ça, l'inspiration, on regarde par la fenêtre et on est inspiré.
Justement, vous avez toujours été un groupe un peu engagé. Et donc, c'est clair qu'il y a de quoi dire. Et justement, on parlait de love et d'anxiety. Là, maintenant, c'était le moment d'en parler pour la jeunesse de maintenant, etc.
Ce n'est pas que pour la jeunesse, c'est pour tout le monde. Ce concept là, on s'est juste rendu compte, à force de faire nos morceaux, que ça définissait les rapports humains de tout ordre. De tout ordre.De politique, sociaux, de thunes, la parentalité, tes potes, ta femme, ton mari, ton mec, ta meuf. Même avec tes animaux. C'est ça.C'est toujours une balance entre ces deux trucs là. Même votre boulot, les journalistes, c'est pareil. On adore son boulot.Et en même temps, est-ce qu'on pourra être toujours là ? Il y a toujours une angoisse.
Avec l'IA ?
Avec l'IA, ou même juste, tu fais partie d'un groupe de presse qui est tenu pour un mec qui t'empêche d'être toi-même complètement. Et comment tu fais avec ça, comment tu composes ? C'est la même balance, tout le temps, tout le temps, partout.Et donc, c'est pour ça qu'on l'a choisi comme concept album. Parce qu'après, quand tu vois les choses sur ce prisme là, c'est hyper intéressant. D'ailleurs, au départ, on ne voulait pas mettre de titre de chanson.On voulait juste mettre des pourcentages de love et d'anxiety. Ça aurait été un peu compliqué pour la radio. Mais dans l'idée de se dire, en fait, on n'a pas le même pourcentage suivant chaque personne.Toi, Nelson, ou moi, on ne va pas avoir le même pour un même sujet. Et du coup, c'est là où le débat commence, en fait.
We Are Good est le premier single qui est sorti. Pourquoi avoir choisi ce morceau-là ? C'était une sorte de rappel avec les chœurs pour Ghost ?
Quand on fait un album, on ne sait pas ce qu'il va être un single ou pas. C'est vraiment la maison de disques qui fait ça. Donc, on ne l'a pas fait dans ce sens-là.Moi, en faisant ce morceau, oui, je suis parti un peu de cette idée, de cette chorale d'enfants, en me demandant ce qu'elles auraient à nous raconter, ces quatre petites filles à 25 piges aujourd'hui... Nous, on les a connues à 8 ans, et maintenant, comment vous avez grandi dans ce monde ? Je trouvais ça intéressant d'avoir ce prisme-là, de cette jeunesse, de cette jeunesse, nouvelle scène, nouvelle génération, cette rapidité, une génération qui grandit quand même. Nous, on fait partie d'une génération à quel âge, toi ? 50. Moi, j'ai 46, bientôt 47, donc on est à peu près la même génération.
Quand on avait 15 ans, on pensait qu'à 30 ans, il allait y avoir des skates dans le ciel, on voyait des trucs un peu dingues partout, et on parlait de futur. Dans le futur, il y aura ça, tu vois. Aujourd'hui, on parle d'innovation, on ne dit plus le mot futur, et on dit à tous les gamins, si on ne change rien dans 40 ans, vous êtes tous morts.Donc, eux, ils sont complètement dans le présent. Ils sont incapables de se projeter. C'est maintenant, maintenant, maintenant, les réseaux sociaux, les réseaux sociaux, maintenant, maintenant, parce qu'on n'a pas le droit de regarder plus loin.Et ça, c'est notre faute. C'est nous qui avons tout niqué. Donc, du coup, We are good, c'est un peu ça.
Et quand on écoute l'album, j'ai l'impression que c'est un petit peu comme une histoire qui se déroule avec l'intro, l'interlude entre deux, etc. Sur scène, comment allez vous gérer ça ?
C'est une démarche différente parce qu'on est quand même un groupe qui a une discographie qui est quand même assez conséquente et qui a des gens à contenter.Et nous, on est ravis de jouer des nouveaux morceaux et on va en jouer beaucoup. Ça, c'est vraiment une volonté de défendre cet album et surtout de se montrer tel qu'on est aujourd'hui, en fait, en 2026.La démarche dans laquelle on a construit les différents de cette liste parce qu'on les a construits, ça y est, pour la future tournée, ça s'est inscrit dans le même état d'esprit. C'est juste qu'on a intégré les anciennes chansons à cette façon de reproduire le déroulé et de raconter une même histoire avec un début, un milieu, une fin, des hauts, des bas, et d'essayer de, plus qu'avant, en tout cas, beaucoup plus qu'on n'a jamais fait, de contrôler complètement le rythme. On a fini de construire le show la semaine dernière.
Et quand on voit l'album aussi, il y a le premier amour et le deuxième. Donc, qu'est-ce qui change le premier du second ?
Dans ma tête, je voulais faire le coup de foudre dans le premier truc, la spontanéité. Pour moi, le coup de foudre, l'amour coup de foudre, on n'est pas loin de l'addiction. De l'addiction à l'autre.La dépendance amoureuse, c'est tout nouveau. On ne sait pas comment ça marche. On apprend ensemble.On est nuls. Et en même temps, on en a besoin. Au niveau de l'anxiété, ça va être la possessivité, la jalousie.On a peur qu'on nous enlève ce truc qui nous rend si vivants. Il y a un côté très sucré. Le refrain, il est un peu pop.
On a envie de danser. On est bien. Comme une drogue, en fait.Comme un shoot de drogue qui te met un peu dans un monde qui n'existe pas vraiment. Par contre, dans Second love, là, on a l'expérience. On sait ce qu'on veut.On sait ce qu'on ne veut plus. On n'est plus mesuré. On a moins de spontanéité.On a moins de légèreté parce qu'on a l'expérience. Et du coup, le truc est un peu plus maîtrisé et peut-être plus justifié.Quand on dit... Vaut mieux un deuxième amour que rien du tout et les haters meurent tous seuls. Tu vois, c'est ça le refrain. Mais par contre, ce sera à mes conditions.
Tu vois, il y a un côté comme ça. Et donc, on perd plein de trucs. On en gagne d'autres.L'un n'est pas mieux que l'autre. Et des fois, je l'ai dit, ça peut être avec la même personne. Ça fait dix ans que je suis avec ma femme.On était en même temps ensemble. Entre la première année, tu vois, où tu es. Et dix ans après... Entre deux, il y a des choses où tu te dis, t'as fait de la merde, t'as fait des trucs, elle a fait de la merde.Et tu dis, ok, ça, on veut plus. Ça, on veut. On va le faire mieux parce que ça, on a kiffé.Et je voulais faire un troisième truc que je n'ai pas eu le temps de faire. C'était Last Love.Je voulais parler des gens, les grands-parents. Ça fait 60 ans qu'ils sont ensemble. Et là, on est basé sur complètement la même chose.C'était pas la même mentalité. Je trouvais ça intéressant aussi de parler de cette évolution de l'amourDéjà, on regarde ce qu'on a construit. Dans la fierté, dans l'accompagnement des enfants, des petits-enfants, des arrière-petits-enfants, dans le soutien et dans aller ensemble jusqu'au bout. Tu vois ? Peut-être dans la réédition.
Et quand on écoute l'album, donc c'est un album qui est très pêchu, quand même. Par exemple, Good Old Days a des sonorités très, très noisy qui rappellent un peu le son des années 90, j'ai l'impression…
En fait, c'est un morceau qui a été amené par Enzo, le batteur du groupe à la base.L'instru, c'est lui qui est arrivé avec ça. Et il est arrivé avec un morceau typé années 90, mais typé d'une musique, d'un style de musique que lui, il n'a pas connu directement parce qu'il est né après.Donc forcément, lui, avec sa version un peu idéalisée de la musique de ces années-là que nous, on a connue quand on était petits, ça a fait un peu des étincelles, notamment avec l'approche de Matt au niveau des lignes de chant, du texte et tout. C'était assez étrange, d'ailleurs, d'avoir ce morceau-là proposé par Enzo. Et c'est ça, la fraicheur, même d'en parler dans We Are Good.
C'est marrant parce que cette réaction-là qu'on a tous eues, nous, les vieux du groupe, en disant « Oh, attends, on va pas faire un truc comme ça. » Tu vois ? Et lui, qui est jeune, il dit « Mais pourquoi ? » Moi, j'aurais adoré faire ça. Pourquoi je peux pas le faire ? Et nous, on a fait « Ouais, bah oui, c'est vrai. C'est bien, oui. » Mais c'est parce que t'es dans une construction et là, on a décidé d'écouter la jeunesse. Tu peux aussi retrouver ce socle-là des années 90 dans la manière dont Distorter s'est fait. Mais sauf que c'est très moderne.Tu vois ? C'est un socle. C'est une base sur laquelle on est très fiers d'être. Tu peux avoir la même chose sur Second Love ou même First Love.Mais Second Love a été du côté 80's. Moi, ça a été plus du côté Second Love, Nine Inch Nails, Orgy, ou New Order, d’une certaine façon. Et lui, c'est juste un jeune qui s'imagine ce que ça pouvait être. Et souvent, nous, notre génération, on a tendance à oublier ce que c'était.Et c'est bien, des fois, qu'on nous le rappelle.C'est le morceau de l'album où il y a le plus de moments sans chant, d'ailleurs. La plus longue partie de tout l'album, c'est trois notes qui tournent en boucle, qu'à l'énergie, du noise, avant que toi, tu reviennes sur le dernier refrain.Mais justement, il y a ce côté incisif. En fait, l'énergie, elle est la même qu'avant. C'est juste qu'elle n'est pas digérée par les mêmes personnes ni par les mêmes époques.Le résultat est le même. Cette espèce de soif, d'émotion hyper forte et tout, elle est retranscrite de la même manière, quelle que soit la génération. Et c'est marrant que ce soit ce morceau-là qui fasse le bridge et pas un morceau type 80's ou quoi.
Moi, mon morceau préféré de l'album, c'est Silence. Est-ce que vous voyez bien ça comme dernier morceau pour finir un concert ?
On ne va pas spoiler le concert. C'est plus vers la fin. Mais ce n’est pas le dernier.C’est marrant ce morceau. Ça revient souvent. J'essaie de me rappeler parce que ça, je pense que c'est le dernier morceau que j'ai fait avant de rentrer de Los Angeles.Parce que celui-là, je l'ai fait à Los Angeles. Je me souviens, mais je l'ai fait genre un mois avant de rentrer. Et l'idée, c'était vraiment de parler de cette société qui est extrêmement bruyante et étouffante et dans laquelle on soit un pion, soit, tu sais pas vraiment vers quoi te battre.Tu marches au pas ou tu n'existes au pas.La première ligne de la chanson, c'est : Il y a tellement pas assez de temps à courir que je sais même plus où je vais.C'est comme ça que se termine la chanson. Et l'album.
Même sans le vouloir en tant que groupe, on est forcément soumis aux mêmes choses que les autres parce qu'on vit la même réalité. Vu qu'on a vécu plusieurs révolutions, notamment des révolutions culturelles et technologiques, on est par moments à contre-courant parce qu'on comprend pas, en fait, cette vitesse. Même au sein du groupe, Enzo, lui, il la comprend beaucoup plus.Et puis, le premier album, il s'appelait Can't Be Late. Direct, on a annoncé les bases, l'album, avant qu'on ait le concept d'album, on voulait l'appeler But Not Too Late en référence au premier album. Mais finalement on a fait une chanson Not Too Late.Silence, c'est une chanson très spéciale. C'est la plus dure du disque. Dans le texte, la plus dure.
La plus réaliste dans le monde dans lequel on vit. Et même vocalement, ça a changé un petit peu.Elle est très dure. C'est très dur à jouer. Mais c'était bien. Enfin, c'est le genre de défi qu'on avait envie d'avoir sur un album et d'emmener les gens. Et donc, du coup, par rapport au concert, tu vois, c'est hyper bien parce que ça t'emmène les gens ailleurs de ce qu'on a pu faire avant, je parle. On a vraiment kiffé. C'était évident très très vite que le morceau finirait l'album.C'est la façon dont le morceau se conclut. C'est la meilleure façon. C'est vraiment cette espèce de petite saveur un peu doux-amère, où ça termine.On pourrait croire que c'est positif, tu vois . On finit, ça passe de mineur à majeur et puis finalement, c'est mineur à majeur, ouais. Tu finis en disant... On n'a nulle part où aller.
Et on s'est dit pour la compo, on va rester simple comme ça et être plutôt dans l'émotion harmonique contre un Distorter qui est très technique. J’aime bien aussi ce concept-là. J'adore chanter des chansons comme Distorter, mais je suis incapable de créer ce genre de chansons puisque j'ai pas la technique. Mais de la même façon que, pour moi, un des plus difficiles à interpréter de l'album, c'est justement Silence parce qu'il y a ce travail de chant, ce travail de chant collectif, un peu gang qui est un peu comme un mantra, en fait, qui est répété tout le temps. Et c'est un morceau, pour le coup, effectivement, qui est assez atypique dans la discographie du groupe, mais c'est là où on en est, d'autres horizons.C'était très cool à faire et aussi de symboliser le refrain qui représente la société.Get loaded, en anglais, c'est avoir de la thune, quoi.
C'est dire... Tu vas en chier pour avoir de la thune. Tu vas en chier, on va pas te demander ton avis, mais t'inquiète pas, t'auras de la thune. Tu vois, tu vas devenir quelqu'un, mais par contre, tu vas devenir quelqu'un, mais le prix à payer, il va être vénère.Mais t'inquiète, t'auras ce que tu veux et plus ça avance dans la chanson, plus tu te dis... Ah ouais, mais c'est pas simple. Est-ce que c'est vraiment ce que je veux ? Est-ce que je suis prêt à empiler tous ces cadavres-là pour y arriver.Dans le thème, il y a beaucoup de gens qui ne captent pas la valeur vraiment de se réveiller, en fait, et d'exister, d'être avec les siens et d'oublier un petit peu cette espèce de course effrénée au pognon pour s'acheter quoi ? Pour s'acheter des choses qu'on va laisser derrière nous de toute façon, qui ne pourront pas nous accompagner ni nous satisfaire.
Skip the Use fait aussi beaucoup de covers. Comment vous choisissez vous les covers que vous faites ?
Il y a des chansons qu'on aime bien, c'est peut-être plus un clin d'œil. Souvent, c'est pour quelqu'un. On se dit, allez, tiens, ça va faire plaisir à Michel . Il y a deux choses. Il y a ce qui nous est demandé de temps en temps et qui fait partie du jeu.
On nous dit, il faut une cover pour t'ajouter un truc. Ça nous est arrivé récemment avec... On a fait une cover de Tom Odell pour Taratata. Où, du coup, on va être un petit peu plus respectueux on va dire du matériau d'origine. Ça dépend de comment on le sent. Et puis, tu peux avoir un peu des covers comme on a fait. Tu l'as dit, là, on a fait une cover récemment où, celle de Billy Eilish, là, on avait fait Bad Guy, par exemple, on finit en mode Motörhead. Ça dépend du mood. On finissait en Motörhead parce qu'en fait, on avait remarqué qu'en faisant le concert, il y avait tous les gamins devant, ils disaient, ah, Billy Eilish, etc. Du coup, à la fin, on fait : ‘les jeunes, faut pas oublier la base’, et on finissait en Motörhead. C'est rigolo. Du coup, ça faisait une reprise un peu chelou, tu vois. Mais après, c'est live, c'est pour rigoler.
Et justement, est-ce qu'il y a un morceau d'une autre personne que vous auriez adoré, que ce soit la vôtre ?
On en a plein. Il y a des tonnes de morceaux qu'on écoute.
Nine Inch Nails ?
Pas que, mais on adore.Il a fait Coachella il n'y a pas longtemps.Il ne faut même pas nous en parler de ce truc. Quelle claque ! Mais c'est des choses qu'on aime et qui nous inspirent parce que c'est de la musique qui a du sens, en fait.À un moment donné, ça vient. Ils font un album. Mais par contre, quand ils le font, ils réécrivent le show, ils réécrivent la façon dont ça va être arrangé, ils réécrivent tout cet aspect-là. Et notamment, il faut que ça ait du sens, toujours. Et là, ce qu'ils ont fait à Coachella, oui, c'est génial, mais de ouf. Mais tu vois, le dernier album qu'ils ont sorti, c'est un album de remix, entre guillemets, mais avec Boys Noize. Ça a tellement de sens, en fait, c'est ça qui est fou. Treznor, Atticus Ross, ils se sont aussi particulièrement affranchis des tiroirs dans lesquels on les a arrangés. Ils font Nine Inch Nails depuis des années et c'est incroyable.
J’ai vu dans une ancienne interview Trent Reznor qui disait qu’il espérait être mort à 50 ans de peur de ne plus avoir de choses à raconter. Mais aujourd’hui, il est toujours là et montre aux jeunes ce qu’est l’art.
Vous revendiquez toujours vos racines lilloises…
Moi qui aie un coté extérieur, je confirme cette fierté. Il y a ici un côté famille. Il y a une sorte de microcosme artistique dans le Nord qui s’étend en France et beaucoup d’artistes viennent travailler avec des producteurs du Nord aussi. C’est une évidence, Il y a beaucoup de talents dans le Nord.
