Après Main Square- Interview
Quand vous avez su que vous alliez jouer au Bastion, c'était quoi la première réaction ?
Trop content de jouer déjà au Main Square. Parce que c'est le premier festival que j'ai fait de ma vie. Du coup, ça a une importance quand même. C’était Royal Blood. C'était trop trop bien. Je ne sais plus si c'était le même jour que Lenny Kravitz.
Et en plus, tu vas jouer tard. Tu clôtures quasiment le festival. C'est un peu plus de stress?
Ouais, trop content. Non, pas plus de stress, mais on est très contents d'avoir ce créneau-là. Pour l'instant, je n'ai pas de pression. Mais après, ça va arriver petit à petit je pense !
J’ai lu un petit peu ta bio, et j'ai vu qu'au tout début, tu étais plutôt branché rap comme Booba…Et maintenant, ce que tu fais n'a plus rien à voir. Et j'ai vu qu'au niveau des influences, c'était plus, maintenant, Cure, Joy Division, etc. Et le revirement, il vient d'où ?
En vrai, ça a toujours été. Quand j'écoutais du rap, j'écoutais du métal et du punk à côté aussi. Mais c'est juste que, en vrai, moi, vu que j'ai grandi quand même dans le rap, la manière de m'exprimer, mes premiers tests que je faisais, c'était du rap. Je me voyais rapper.Mais j'ai toujours écouté du punk, j'ai toujours écouté du rock. J'avais vraiment ce truc de dualité culturelle. Je pouvais m'habiller en survêt avec des t-shirts de groupe, tu vois.En vrai, ça a toujours été là.
Et le choix, finalement, là, maintenant, sur les morceaux, c'est plus simple pour toi de t'exprimer dans ce style de musique-là que sur le rap ?
Ouais, carrément, ouais. Mais en fait, je ne sais pas, je n'ai même pas de comparaison. Je ne sais pas quoi expliquer. Mais oui, la forme, en tout cas, me parlait plus pour ce que j'ai envie de dire.
Voilà. J'ai vu aussi qu'il y avait une signature sur le label 5-7. Tu as sorti Drache. C'est un petit rappel à tes origines d'ici, vu que tu es proche de la région ?
Carrément. Moi, j'habite toujours à Lille. Je crois que je serais peut-être toujours à Lille. Ou alors j’y reviendrai dans tous les cas. Drache est un hommage que je voulais faire surtout à ma région, à ma ville.
Et j'ai remarqué aussi sur tous les morceaux, ils finissent tous par un point d'exclamation. Pourquoi ce choix-là ?
On a trouvé ça marrant. C'était un cri et on voulait le représenter aussi sur l'album, enfin sur l'EP.En mettant un gros point d'exclamation collé pour ne pas être dans les normes. Non, mais c'était juste que j'aime bien crier quand même. Je voulais l'exprimer aussi pour que les gens comprennent à quoi ils s'attendent.
Et au niveau des textes, l'inspiration justement, tu as envie de crier et tout. Qu'est-ce qui te tient vraiment à cœur ? Tu as beaucoup de choses à dire visiblement…
Ouais, carrément. Par rapport à tout ce qui est sur la société, etc. La société et pas qu'en vrai, j'ai plein de choses à dire, plein de choses à raconter encore.
Et à vivre aussi, carrément. Comme dans La Faute à Qui, par exemple, où là, tu dis pas mal de choses aussi.
Ouais, La Faute à Qui, en vrai, je me suis réveillé. Là, je regarde mon compte en banque, je n’ai plus rien. Je suis éclaté.
Qu'est-ce que je branle ? Et voilà, c'est juste venu comme ça, La Faute à Qui. La Faute, c'est moi, c'est qui ? C'est tout.
Et sur scène, t'es avec d’autres personnes, j'ai vu. Comment vous vous êtes rencontrés ? Ce sont des potes ?
Ce sont des potes, ouais. Tommy et Jack, eux, ils ont un projet à l'époque. Enfin, ils ont toujours leur projet, d'ailleurs.Du coup, ils ont un projet grunge, noise, sur ville. Et j'adorais ce qu'ils faisaient.J'allais les voir plusieurs fois dans les bars, etc. Parce que je cherchais un batteur, un guitariste. Et du coup, je les ai rencontrés comme ça.Et on a traîné beaucoup ensemble. Et Julien, mon bassiste. On a fait une jam ensemble.Il est guitariste de base mais je lui ai demandé de prendre la basse et il a accepté.
Et j'ai vu qu'à force de fréquenter les bars aussi, j'ai vu que tu connaissais aussi Skip The Use, qui sont de la région. C'est pareil, tu les rencontres dans d'autres bars aussi ?
Non, pas du tout. C'est le meilleur pote de mon manager, d’Enhancer et Matt, c'est un de ses meilleurs potes. Je suis allé en studio avec eux, ils m'ont invité en studio.Et puis c'est direct passé. On est devenus des super potes après.
Sur Téléphone!, tu fais un featuring avec Théa.Tous tes morceaux sont vachement énergiques. Celui-là encore plus. Comment est il né?
J'avais déjà le morceau. Et Théa, elle bosse avec un pote d'enfance, qui fait de la vidéo. Et un jour, elle était sur Lille. Et nous, on se connaissait déjà d'avant, mais on n'avait jamais pris le temps de se poser, de discuter ensemble. On appréciait tous les deux ce que faisait l'un l'autre.
Et puis en fait, on s'est retrouvés à 3h du matin à discuter. Je lui ai fait écouter l'EP, parce qu'elle voulait écouter ce que je faisais en ce moment, des maquettes.
Et puis il y a eu ce truc, je lui ai dit tu veux en être ? Elle m'a dit oui, vas-y. C'était vraiment comme ça, en soirée.
Et j'ai vu aussi pour On traîne !. C'est pareil, t'aimes bien te balader dans des coins de Lille, tard, etc. Alors moi, qui fais beaucoup de bars, et qui fais des soirées dans différents lieux, on ne doit pas traîner dans les mêmes endroits, parce que je ne t'y ai jamais vu.
Moi, je suis plus côté Wazemmes. Après, je traîne beaucoup au High Voltage. Et les dimanches, par contre, je les passe à Wazemmes. Et j'ai mes repères, je traîne un peu au Guapa aussi pour regarder le match de foot. Après, je traîne beaucoup à la Malterie. On y répète.
C'est cool. Et tes attentes, après le concert de ce soir ? T'as des projets pour la rentrée de septembre ?
Là, on a sorti La barmaid, qu'on va jouer ce soir. Première fois qu'on la joue ce soir. Ça va être marrant, ça. Et moi, j'attends que le public foute le bordel.
