Girls In Hawaii

Girls In Hawaï

INTERVIEW A DOUBLE TRANCHANT – Choisir entre Girls ou Hawaï Après leur tournée triomphale en Europe et leur premier album écoulé à plus de 60 000 exemplaires, les six jeunes musiciens belges de Girls In Hawaii, ont fait une petite pause dans la campagne ardennaise, au festival du Cabaret Vert à Charleville-Mezières, dans le cadre de la sortie de leur deuxième album, Plan Your Escape. Petit portrait chinois avec Lionel Vancauwenberghe, chanteur et guitariste du groupe. Girls ou Hawaï ? Girls, au pluriel bien évidemment. Hawaï à la limite. Myspace ou Facebook ? Myspace, parce que nous sommes mieux référencés grâce au moteur Google. Il nous met automatiquement en avant dans les recherches. Et puis surtout parce que nous y avons des milliers d’amis… West Coast ou Belgique ? J’aime bien la Belgique mais la West Coast des United States of America, ça peut être bien aussi. Dommage qu’on y ait jamais tourné d’ailleurs. Noir Désir ou Alain Bashung ? Alors là, tu m’embêtes parce que j’aime bien les deux. Mais j’ai une petite préférence pour Bashung, puisqu’on me demande de choisir. Portishead ou PJ Harvey ? Portishead. Humanitaire ou révolutionnaire ? Humanitaire parce que derrière, il y a amour. Mais en même temps dans la révolution aussi. Ce qui nous motive, c’est de rassembler les gens autour de la poésie du monde. Pop ou rock ? Hip hop et chansons. Ecologique ou économique ? Ecologique, parce que Cabaret Vert, the « Green Cabaret », l’endroit où l’on ne boit pas de coca et où l’on trie ses déchets… C’est tout, c’est fini… On a dit que ça ne durerait pas longtemps. C’est drôle comme genre d’interview. Et ça va paraître où ? Sur Rock-in-Chair bien sûr !   Gaetane

Shaka ponk – The geeks and the jerkin’ socks

Un Cocktail Audacieux de Sons Le mélange des genres semble en vogue en ce moment et Shaka Ponk illustre très bien cette tendance. Un son indéfinissable mélange de rock, métal, funk (et encore!), produit de l’informatique, s’accompagne d’espagnol et/ou d’anglais. Une originalité délurée qui n’a rien de factice : il suffit de les voir en concert. De plus, il s’ajoute sur cette album une nouvelle touche (très!) féminine : la chanteuse Samaha. Une Fusion Explosive de Styles Les Shaka Ponk s’affiche donc dans un style un tantinet plus calme. Pourtant, ne croyez pas qu’ils n’assurent plus pour autant ! Il faut avouer que leur musique a la capacité de mettre l’ambiance immédiatement. (avec « Let’s Bang », pour prendre un simple exemple)Sans oublier que le caractère de Samaha en impose : omniprésente voix sensuelle , elle dresse ses hommes dans le 90’s « Brunette Localicious » et s’affirme en guerrière dans « Sex Ball » où l’on retrouve toujours le sens du rythme aiguisé du groupe. Groovy, dansant et rock, ainsi sont les Shaka Ponk. « I’m Picky » et « Shiza Radio » dérogent quelque peu à la règle de l’homogénéité avec leur côté métal vitaminé. Il existe tout de même quelques surprises dans cet album ! « Dancing Dead » où le synthé s’amuse et nous donne du disco ou encore « I’m a Lady ». Les chœurs criards aux accents punk ne sont pas sans évoquer les anciens albums du groupe. Une Énergie Communicative Pour finir, on croise Beat Assaillant dans « Old School Rocka » où il se fait malheureusement trop peu présent. « L’évènement », si on puisse dire ainsi, est bien sur Bertrand Cantat. Qui aurait pu chanter « Palabra mi Amor » avec tant d’amertume ? Personne, et il fait bien de le rappeler. En tout cas, l’énergie communicative de « The geeks and the jerkin’ socks » se veut rayonnante. Et lorsqu’on sait que « Shaka » est le nom du premier bouddha, il n’y a rien d’étonnant ! Stef

Skip the Use

Musicien qui joue de la batterie

Les Lillois de Skip The Use se sont bâtis une solide réputation scénique que je n’ai pu qu’apprécier au Main Square Festival 2012. Une explosion d’énergie sous le groove de la voix chaude et prophétique de Matt Bastard, voilà ce que j’en ai retenu. Mais pouvait-on retranscrire ce dynamisme rebelle sur un album ? Incontestablement, je ne peux que répondre oui. « Can Be Late », sorti en février 2012, sonne comme une folie urbaine à la fois sombre et jouissive. Le groupe se veut punk. Il l’est surtout dans l’esprit. Les influences se puissent dans de nombreux registres. On obtient un mélange très bien dosé, dansant à souhait et provocateur de toutes pulsions. Cette musique, que l’on ose malicieusement qualifier d’anticonformiste, a l’avantage de plaire à tous par ses genres multiples. « People in the Shadow », qui débute l’album, résume bien la position du groupe. (Entre autres une batterie puissante et un électro festif) Des guitares aux accents très métal côtoient la funk sans perturber pour autant notre sens de rythme. (« Give Me Your Life ») Que ce soit le sage « Ghost » ( qui donne envie de se dandiner sous les chœurs d’enfant de The Choral of St. John’s International School), l’hymne funky « Antislavery » ou le véritablement punk « PIL », on ne se retrouve toujours à chantonner les refrains de ces titres entêtants.Par ailleurs, on reconnaît dans cet album plutôt homogène des consonances avec Blur ou encore Justice (les chœurs de « Do It Again »). Skip The Use ne se tempère donc pas sur cet album tout simplement bouillonnant. Stéf

Gaz Coombes Main Square festival

gaz coombes supergrass main square

Tu reviens ici au Main Square avec votre nouveau projet solo. As tu l’impression de tout recommencer à Zéro? Oui, mais j’en suis content. J’ai fait quelques festivals en Angleterre, et j’arrive un peu comme un nouvel artiste. C’est un projet tout neuf, très différent de Supergrass, la musique est différente aussi, je suis aussi content de faire des concerts et de rencontrer de nouvelles personnes. Pensais tu déjà à ce projet avant la fin de Supergrass? Pas vraiment. Après le split du groupe, j’ai pris quelques semaines de repos pour m’occuper de mes enfants. J’ai fait une coupure avec la musique et les idées sont venues de je ne sais ou. Après quelques semaines l’idée de refaire des morceaux est venue petit à petit dans ma tête. Maintenant que tu es en solo, comment se passe la différence de composition au niveau des morceaux? Je n’ai plus à discuter les différentes points pour la composition avec tout un groupe, si je veux mettre du violon par exemple, ce n’est plus un problème! C’est donc une composition très différente aujourd’hui. C’est quelque chose que je ne faisais pas avant et ça c’est intéressant. Ton album s’appelle: Gaz Coombs presents: Here come the bomb….Un peu une façon de le présenter comme une BO de film? Quand j’ai écrit les morceaux, j’essayais d’imaginer des scènes. J’ai voulu faire sur cet album quelque chose aussi de très visuel. C’est un peu la BO d’un film qui n’existe pas. Le réalisateur de ce film étant ma tête!! J’aime exprimer mes chansons , j’aime l’espace d’expression possible sur une BO. Ca te plairait de faire une vraie BO de film? Oui bien sûr, j’adorerais, et peu m’importe le réalisateur, ça pourrait être un petit film ou un film très important, il faut juste que l’histoire me plaise et que ma musique puisse s’en rapprocher. Quand on écoute l’album, pas mal de titres sont très différents les uns des autres… J’ai juste laisser les chansons venir sans me préoccuper du son. Je les ai entendues et après 2 ou 3 titres, j’avais un peu une idée directrice pour l’album. Mais au départ, tu ne sais pas trop et c’est vrai que ça part un peu dans tous les sens. Même si certains morceaux sont différents, je pense qu’il y a un son et une idée directrice sur cet album. Quelle a été la première que tu as composée sur cet album? Ca devait être Hot Fruit je pense, je ne savais pas que ça allait déboucher sur un album mais j’étais très satisfait! Sur scène pour le moment, vous ne faites pas encore de reprises de Supergrass? Non, je ne fais que jouer les morceaux de mon album. Il faut les présenter et je veux le défendre. Pas mal de groupes des années 90 se sont reformés comme Pulp, Suede. D’autres font quelques concerts exceptionnels (Blur). Peut on espérer un jour revoir un live de Supergrass? Non, je ne pense pas mais qui sait ce qui se passera dans 10 ans! En tous cas, ce n’est pas dans mon esprit aujourd’hui. Je commence quelque chose maintenant et veut m’y consacrer à 100% Tof

Lou Doillon – ICU

Logo ICU Lou Doillon

Une Nouvelle Voix : Lou Doillon Si on a souvent été un peu déçu par les réalisations musicales de certains acteurs et de certaines actrices, il y a enfin une bonne surprise dans ce périlleux mélange des genres. ICU : Un Premier Pas La comédienne Lou Doillon a dévoilé il y a quelques semaines un clip très romantique de son 1er titre ICU. Aujourd’hui, ce sont 3 titres supplémentaires qui viennent s’ajouter à l’actualité musicale en attendant l’album qui devrait sortir à la rentrée. Voir le clip de Lou Doillon, ICU Un Univers Solide pour Lou Doillon Réalisé  et arrangé par Etinne Daho et par Zdar (membre de Cassius), ce prélude affiche déjà un univers solide. Un Chemin Préparé Fille de Jane Birkin, c’est naturellement que l’ancienne mannequin, it girl accomplie, a décidé de s’exprimer. Lou Doillon assure que ça fait plusieurs années qu’elle travaille à cet album et on a bien envie de la croire tant l’orchestration qui vient sublimer une voix très sensuelle s’avère subtile. Le travail sur les textes, se fait largement sentir, sensés et fragiles et sa culture musicale transpire magiquement au long des rythme folk, pop. Un Écho Familial Teintés de sonorité à la Feist, à la Keren Ann, ces titres ne feront qu’attiser l’envie d’en écouter encore plus. Il semble que la belle soit décomplexée par rapport à sa mère et sa demie soeur Charlotte gainsbourg et il y a de quoi. La Meilleure des Surprises Au bal des actrices qui poussent la chansonnette, c’est de loin la meilleure et la plus enchanteresse des surprises de ces dernières années. Welcome Songwritter! Astrid

Garbage

Logo Garbage Rouge avec G en blanc au centre

Chronique Garbage ‘Not your kind of people’ Retour en 2005, le groupe Garbage se sépare au milieu de leur tournée mondiale.7 ans plus tard, ils retrouvent leur énergie originale et reviennent avec un album très abouti qui laisse présager d’une belle tournée des festivals cet été. Le Retour aux Sources du Succès pour Garbage Leur 5ème album, Not Your Kind of People” marque le retour de la touche qui a fait leur succès à la fin des années 90. Maturité et Indépendance A 45 ans, l’Ecossaise Shirley Manson et ses fidèles comparses Américains, qui ont passé la barre de la cinquantaine, affirment avoir pris le temps de murir leur renouveau., refusant de céder à la pression de leur maison de disque. C’est en Californie que le groupe a réalisé et produit sans  aucun contrat ce nouvel opus, coupé des quotas de passage en radio et autres sortie de singles obligées. Le Prix de l’Indépendance Cette indépendance a un prix : délaissé par les radios, l’album sort en catimini et passe assez inaperçu dans les charts. Quel dommage ! Un Plaisir Retrouvé pour les Fans Alors avis aux fans de la batterie de Butch Vig, à la voix unique de Shirley Manson qui se feront un plaisir de replonger dans les racines qui ont fait la gloire du rock des années 90. Une version assouplie, murie mais qui ne manque pas pour autant de souffle. À Ne Pas Manquer : Garbage en Tournée des Festivals Notez que le groupe assurera une tournée des festivals dont Les Vieilles Charrues, les Solidays, le Main Square et d’autres dates à booker dès maintenant ! Astrid

Iggy pop

De Raw Power à l’harmonie du crooner… La dernière carte postale musicale envoyée par Iggy Pop remonte à 2009 déjà. Avec l’album Préliminaires, l’un des maîtres du rock nous offrait un album apaisé sublimé par une voix rauque qui trahissait toute une vie de punk, d’excès et surtout de renaissances multiples. Une Nouvelle Incursion : Reprises en Français L’Iguane revient cette année avec un album de reprises de chansons dont 5 en français. L’inégalable interprète de No Fun, I wanna Be Your Dog ou Wild Child nous avait déjà laissé entrevoir son goût pour la culture française en reprenant Les Feuilles Mortes de Gainsbourg sur son précédent opus. Un Album Inattendu Cette fois, c’est une dizaine de reprises, (dont certaines surprendront les nostalgiques des Stooges) qui constituent un album complètement inattendu. L’opus s’ouvre avec première interprétation de Et Si tu n’existais pas de Joe Dassin qui laisse perplexe au premier abord, voire même moqueur, des reprises des Beatles, de La Vie en Rose de Piaf… un échantillon a mille lieux des morceaux sur lesquels il a pris l’habitude d’exhiber son corps sur les scènes du monde entier.   Libération Artistique Au final, Iggy Pop, qui a produit cet album lui même (rompant avec Virgin), se lâche complètement.Le Punk est passé, mais il reste au fond de sa voix caverneuse un goût de surprise de touchante sincérité. Les reprises choisies trahissent une grande finesse, une grande culture et qu’on le veuille ou non, il y a aussi un âge pour s’assagir et se réinventer. Le Crooner Réinventé Même s’il ne s’agit pas ici de ce que l’on retiendra de la carrière d’Iggy Pop ou d’Iggy & the Stooges, loin de l’imaginaire collectif sur le personnage et de son histoire, il viendra pourtant satisfaire celles et ceux qui apprécient sa voix de crooner. Un Pas vers l’Innovation : Distribution en Ligne Preuve qu’il n’est pas prêt de sortir du circuit musical et qu’il se remet en question autant que le secteur, son album est sorti directement sur Internet (notamment sur ventesprivees.com). Un pied de nez tout à fait justifié aux labels qui n’attendent que de lui du rock, du rock et encore du rock.A croire qu’Iggy Pop pourrait bien nous surprendre encore … Astrid

Skip the Use, Can be Late

Pochette d'album Skip the Use

Skip the Use : “Can Be Late” – Énergie et Fusion Musicale Encensé par les médias suite à des passages remarqués au Grand Journal et à Taratata et à leur nomination aux Victoires de la Musique, le groupe lillois Skip the Use a sorti le 6 février son nouvel album ‘Can be Late’. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cet album laisse présager le meilleur quand au potentiel scénique du groupe, tant il est un concentré d’énergie, de rythmes électro et de beats funky. Un Album Diversifié et Audacieux Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas, le groupe ose différentes approches, que ce soit sur le titre d’ouverture bien péchu ‘People in the shadow’, sur un ‘Do it Again’ nettement plus minimaliste ou encore sur ‘Darkness Paradise’ et ‘Bastard Song’, qui envoient vraiment du lourd.  Téméraire, le groupe va même jusqu’à intégrer des choeurs d’enfants, à l’instar du très réussi ‘Ghost’.  Un Travail Approfondi et Cohérent A l’écoute, on sent que cet album est très travaillé et abouti.  Mat Bastard au chant nous séduit une fois de plus par son énergie et sa justesse vocale, mais l’instrumental impressionne également tant il est complet et harmonieux. Une Fusion Rock-Électro Maîtrisée Souvent comparés à Bloc Party, les lillois n’ont rien à envier aux britanniques et associent brillamment le rock et l’électro, faisant de Can be Late un cocktail détonnant et festif, qu’on a d’autant plus envie de se prendre dans la tête en live.  Ca tombe bien, ils passent fin mars au Splendid à Lille…En concert le 29 mars au Splendid à Lille Math

Death in Vegas – interview

death in vegas, groupe de musique britannique

Aujourd’hui, c’est ton dernier concert en France. Quel est ton avis sur le public français? Le public français était bon que ce soit Paris ou Lille par exemple. Les réactions étaient très bonnes. Il faut toujours un moment pour que tout le monde entre dans le live mais plus on avance, plus les réactions pendant le concert sont bonnes. La France nous a toujours soutenu de toutes façons. Ca faisait longtemps qu’on n’avait plus vu de nouvel album pour Death in Vegas. Entre temps, tu as chanté dans Black Acid. Cette experience a changé ta façon de travailler? Oui, ça a changé pas mal de choses pour moi. Ca m’a aidé et ça a changé pas mal de choses pour moi comme produire pas mal d’autres disques aussi d’ailleurs. J’ai utilisé pas mal d’autres materiels et experimenter pas mal, c’était très intéressant. Tu aimes chercher de nouveaux sons? Je pense que tu cherches toujours ton son. Même dans tous les groupes. Et sur cet album encore plus! J’aime produire et decouvrir de nouvelles choses, evidemment, je considère que ça fait partie de mon travail. Katie Stelmanis de Austra chante sur le nouveau Death in Vegas. Pourquoi avoir voulu travailler avec elle? Comment le choix des guests présents sur l’album se fait pour vous? J’adore sa voix et son album depuis très longtemps. Je lui ai envoyé un mail et lui ai demandé si ça l’interessait de travailler avec moi sur l’album. Il n’y a pas d’autres guests sur l’album, pour moi cette fois, il ne pouvait y avoir qu’elle. Ca a super bien marché. J’ai vu que tu vas travailler sur un remix d’un morceau de Oasis. C’est une façon de travailler avec eux après le fait que tu n’aies pas pu produire un de leur dernier album? J’ai dejà fait 2 remix pour eux. Et l’histoire de la production d’un de leur album est une longue histoire. C’est long à expliquer. J’ai parlé pas mal de fois avec eux, ça n’a pas pu se faire pour de multiples raisons. Mais ce n’est pas ce qui m’empechera de faire un mix pour eux bientôt. Tu as bossé avec pas mal de groupes justement pour les remixer. C’est intéressant de mixer et modifier ainsi des morceaux que tout le monde connait? C’est une façon de travailler différente? C’est un travail très différent parce que quand tu fais un remix, les idées du morceau sont dejà la et le morceau fonctionne déjà. Quand tu fais ton propre morceau, tu as tout à construire. J’aime faire des remix mais je n’aimerais pas par contre que d’autres groupes remixent des morceaux de Death in Vegas. Je dois partager mon propre travail, c’est une autre approche pour moi que je ne veux pas partager. Tu fais egalement differents dj set mais quand tu mixes, c’est très différent de Death in Vegas live… J’ai toujours mixé meme avant Death In Vegas. Je m’inspirais de la techno sur Chicago, la house music et quand je mixe aujourd’hui, je ne mixe jamais de morceaux de Death In Vegas. Je préfère utiliser des morceaux de dub step ou de cold wave. Je mixe comme je suis en vrai. J’ai arrêté quand je suis parti aux Etats Unis. Et pour l’instant j’aime bosser sur les morceaux et l’enregistrement d’albums. Vous reprenez Dirge en live sur une autre version. C’est intéressant de donner une nouvelle vie à vos anciens morceaux? C’est normal pour moi, en plus je joue avec un nouveau groupe donc tout le monde veut le jouer différemment. C’est bien de changer d’autant plus que de nouveaux sons sont arrivés. Après comme ces morceaux sont anciens, il est necessaire de leur donner une nouvelle vie. Je les trouve bon et ne veux pas les laisser de côté. C’est aussi une façon de les jouer sans m’ennuyer. Tof Photo: Richard Fearless/Death in Vegas Credit photo: Cat Stevens

Peter Hook Aéronef Lille

Peter Hook Aeronef Lille

Vous revenez sur scène avec les chansons de Joy Division et “Unknown pleasures”, c’était important pour vous de faire une tournée avec ses chansons là particulièrement ? Quand il a ouvert mon associé m’a suggéré de jouer mes propres chansons et celles de Joy Division, New Order, Monaco et Revenge. J’ai suivi. J’ai rassemblé mes amis. J’ai appelé celui qui s’occupait des claviers dans Monaco et le bassiste est mon fils. On a joué et passé un super moment. Quelques mois plus tard Macclesfield a organisé une exposition sur Joy Division, l’idée était de regrouper tous les groupes de Manchester et de faire un hommage à Ian. C’était génial car ça n’a jamais été fait. J’étais très heureux, beaucoup de personnes se sont impliquées, Steven Morris,  Debbie Curtis, moi même. Finalement, le projet est tombé à l’eau. Et je me suis dit merde, ça doit être fait quand même. Et pour finir j’ai décidé que ça plaise ou non, de jouer des chansons de Joy Division dans mon club. J’ai lu une interview de Bobby Gilespie (Primal Scream) qui disait que les chansons de Screamadalica  n’avait jamais été entendues et je me suis dit ça aussi pour “unknown pleasures”Les réaction des gens étaient très effrayantes au début et j’étais inquiet mais en fait j’ai vraiment aimé le faire. Après 30 ans ça faisait du bien de ramener cette musique. Quand Joy Division s’est terminé on a mis les morceaux dans une boite et on les a rangés. J’ai trouvé que c’était bien de les reprendre 30 ans plus tard. Chanter les morceaux c’était quelque chose de spécial pour vous? A la base je joue de la basse mais j’avais peur de chanter et de me confronter à une sorte de mythe était impressionant. Je ne trouvais personne pour le faire, ils avaient tous peur. La seule personne qui a chanté avec moi c’est Rowetta de Happy Mondays. Je me suis dit “puis merde je vais chanter!”. C’est mon fils qui joue la basse sur la tournée. Mon fils ce qui est très bizarre, il joue de la basse comme moi à 21 ans, c’est flippant! Il avait peur au début mais je pense que maintenant il prend du plaisir. Ca m’a pris du temps pour m’habituer à chanter mais maintenant j’aime ça autant que de jouer de la basse. Pourquoi aucun des membres de Joy Division n’est avec vous? On ne se parle pas. On a plus aucune relation. A cause de la rupture. C’est comme un divorce. Vous avez déjà été marié? (rires). Parfois après un divorce on peut s’entendre…? Oui mais pas cette fois ci, j’ai dit “new order se sépare” ils ont dit “non c’est toi qui quitte le groupe”. Ca ne reviendra jamais.C’est bête mais à cause de ça, on ne se parle plus. Vous avez eu l’occasion de réécouter Unknown pleasures et Closer? J’écoute les chansons, et quand vous analysez les paroles, et la manière d’écrire les chansons de Ian, vous vous rendez compte à quel point ses petits tours d’écriture sont intelligents, ils deviennent évidents quand vous les chantez, ça vaut pour les deux albums. C’est comme votre premier boulot après les études, vous vous en souviendrez toute votre vie, c’est important pour vous car il forme la personne que vous allez être. J’ai été chanceux que UP soit si bien accueilli, il m’a permis de pouvoir continuer à jouer maintenant. Si il n’avait pas été écrit je ne jouerai pas. Je ne me suis senti “coupable”  quand j’ai commencé à le faire comme si je faisais quelque chose que les gens n’aimaient pas ou ne voulaient pas que je fasse. Puis jusqu’ici tout se passe bien. C’est une position assez bizarre de jouer un album aimé par autant de personnes. Tout ce que vous pouvez espérer c’est que les gens voient toute la passion que vous mettez dedans. On travaille très dur pour faire du mieux qu’on peut. Etiez vous conscient d’être différent à ce moment là? Original et créatif parmi les autres groupes? votre musique est très reconnaissable… Non on en avait pas l’impression. Quand vous travaillez vous faites de votre mieux, tout le monde essaye de faire de son mieux, c’est ce qui vous rend heureux. Avec notre musique on a été très chanceux, Tony Wilson nous a juste dit “Faites ce que vous voulez, je vous fais confiance”, “fais ci, fais ça, change ci, prend un producteur, change d’auteur…” c’est ce qu’un producteur normal dirait. Il nous a fait, il a fait le groupe que nous sommes, que nous étions, que nous sommes…? Avez vous aimé l’influence de Martin Hannett sur l’album UP? Avec Martin c’est bizarre, au début quand il a fait Unknown Pleasures je détestais, je me disais qu’il allait tout ruiner, puis quand j’ai écouté ce qu’il a fait 30 ans plus tard j’étais embarrassé, il a fait un boulot fantastique. Du coup j’ai fait un truc terrible, j’étais trop jeune-on était des punks à l’époque- : j’ai piqué ses trucs donc ce que vous entendez maintenant c’est une coopération entre moi et la collaboration de Martin Hannett pour Joy Division. Les chansons étaient complètement différentes après ça. Il existe deux films qui parlent de Joy Division “Control” et “24 hour party people”.Lequel préférez vous et lequel pensez vous le plus proche de la réalité? Aucun des deux. Tout le monde a une vision différente de la réalité et de la vérité. C’est difficile d’en choisir un. “24 hour party people” était une comédie, la plupart des anecdotes du film sont fausses mais c’est quand même un bon film. Il était plus axé sur la Factory et c’était exagéré. Avec Anton Corbijn c’était l’inverse. Il y avait beaucoup de vérité dans ce film, il a passé beaucoup de temps avec nous, il connaissait bien les personnages…quand je regarde Control ça me rappelle moi, dans le bon et le mauvais. Je trouve qu’il y a plus de vérité et de réalité à propos de moi dans Control que